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Meurtres en Série

testé sur Amstrad CPC

Hitech Productions / Cobra Soft - 1987


INFORMATIONS

Genre :

Aventure

Sortie :

1987

Editeur :

Cobra Soft

Développeur :

Hitech Productions

Langue :

Français

Autres Supports :

Atari ST, DOS, T08,

PEGI :

PEGI 7
CONCEPTION

Scénariste :


Bertrand Brocard

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HITECH PRODUCTIONS
[1987] Ripoux
[1987] Meurtres en Série
[1988] Meurtres à Venise
[1989] Full Metal Planete
[1990] Murders in Space
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TEST

A quelques encablures de Guernesey, des crimes endeuillent la petite île anglo-normande de Sercq. Légendes celtiques, chasse au trésor, fièvre de l'or , le tout en temps réel.... Cobra Soft et Bertrand Brocard signent avec "Meurtres en série" tout simplement le meilleur volet des "Meurtres ...".

Une fois de plus vous êtes envoyé pour enquêter sur une série de meurtres mais les choses se compliquent vite quand il s'agit de faire parler les habitants de cette petite île anglo-normande.... Sercq a une histoire bien chargé et votre sens de la déduction vous permettra peut-être de découvrir l' assassin et pourquoi pas le secret des moines...

Le parchemin est chez B.B ? Brigitte Bardot, c'est bien ma veine, faut reprendre le ferry direction St Tropez [CPC].

"Meurtres en série" fait partie des jeux que tout joueur Amstrad ou Thomson doit se souvenir. Un jeu innovant, peu conventionnel mais aussi avec un scénario très difficile.

L' île de Sercq est le siège de cette nouvelle enquête où des crimes inexpliqués s' y produisent et vous êtes appelé comme d'habitude à la rescousse. Réalité ou fiction en tout cas cette petite île anglo-normande, derniers bastion féodale de l'europe existe vraiment et cache bien des secrets. Premières interrogations : qui a été tué et pourquoi ? Qui est le criminel et le mobile ? Mais comme souvent d'autres enquêtes viennent se mêler à la votre : on vous parle d'un secret des moines, d'un trésor, de bateaux qui se détraque près de l'etac ou de fantômes à la seigneurie... C'est sûr votre enquête ne sera pas de tout repos d'autant plus que vous devrez reprendre le ferry à 19H.

Concernant l'origine et la naissance de Meurtres en série, Bertrand Brocard, son créateur et fondateur de la société Cobrasoft nous explique

A cette époque la société était déjà installée à Chalon et un jour j'ai eu la visite d'une personne qui souhaitait utiliser nos compétences informatiques.

C'était un détective privé qui avait eu l'occasion de mener, inopinément, une enquête dans l'Ile de Sercq alors qu'il était en train de se rendre à Guernesey. Il avait accepté de tenter de résoudre une affaire de meurtres mais à son grand désappointement, la journée qu'il avait passé sur l'île ne lui avait pas suffit et il était assez vexé de cet échec.

Mais il s'intéressait à l'informatique et s'était dit qu'avec les éléments dont il disposait (témoignages, notes, photos, etc.) il avait sans doute la réponse sous les yeux sans pouvoir pour autant trouver le coupable.

Et il souhaitait que nous réalisions une espèce de système expert dans lequel on injecterait le contenu de ses carnets et un système de déplacement qui permettrait de vérifier les alibis des uns et des autres en simulant les déplacements sur la carte de l'île en tenant compte des différents mode de transport : à pied, en vélo voire en tracteur !

Bref de refaire après coup ce qu'il n'avait pas eu le temps de faire sur place.

Nous avons réalisé cet outil mais aussi fou que cela paraisse le client n'est jamais revenu en prendre livraison nous n'avons pas réussi à reprendre contact ! On a laissé passer un certain temps sans s'inquiéter puis il a fallu se rendre à l'évidence... et plutôt que de laisser ce travail dans un carton nous avons décidé de le rentabiliser en le publiant sous forme de jeu. Je suis allé à Sercq moi aussi, et je suis tombé sous le charme !"

Bertand Brocard, créateur de Meurtres en serie

Le jeu débute à votre débarquement sur Sercq. Pour votre enquête vous avez à disposition une interface, un peu rudimentaire, austère et peu ergonomique certe, mais pour une fois avec un vrai scénario. C'est malheureuseument ce qui faisait défaut à la plupart des jeux de l'époque. Le moins que l'on puisse dire c'est que le graphisme est très sommaire, et en 4 couleurs car en haute résolution (pour l'Amstrad!). Néanmoins le charme y est toujours et l'enquête passionne toujours autant, des personnages haut en couleurs avec des histoires qui prennent vie. Il faut dire que pour une fois on dépassait le stade de l'analyseur syntaxique habituel dans ce type de jeu sur 8 bits.

Le temps joue contre vous et particulièrement dans ce jeu où même le moyen de transport utilisé vous fait gagné et perdre du temps. A noter d' ailleurs que "Meurtres en série" est un des premiers jeux d'aventure à prendre en compte cette notion de temps bien avant "Manoir de Mortevielle" et "Maupiti Island". Les jeux d'aventures étaient auparavant figer dans le temps, ici les objets et les personnages d'un lieu évoluent sans cessent. Remarquons pourtant qu'aujourd'hui pour plus de facilité, la plupart des jeux actuels ont abandonné ce système en revenant au principe une action débloque une autre, la notion de temps pouvant provoquer un blocage complet du joueur si ce dernier n'a pas fait une action dans un lieu à un moment précis... la frustration ultime pour tous gamers !!!

La série Cobrasoft des "Meurtres" est connu pour leur coffret remplit d'indices. Celui de Meurtres en série est le plus réussi, le plus rechercher et aussi le plus cher quand on le voit passer sur e-bay.

Le jeu est autant connu pour son scénario que pour son énorme boite, une boite en bois rempli d'indice dissiminé qui vous permette d'avancer dans l'aventure. Cobrasoft avait semble t-il trouvé la protection anti-pirate imparable. Sans ces indices impossibles d'avancer. Au sujet du réalisme de la boite, Bertrand Brocard nous a confié qu'à l'époque certaines boites avaient été malheureusement stockées dans un endroit humide, ce qui a fait pourrir le bois. Contre toute attente, les vendeurs et acheteurs ont encensé le réalisme jusqu'à simuler un pourrissement du coffret!.

Mais revenons au jeu et à son interface, l'écran est divisé en 3 zones : à gauche la carte de Sercq assez fidèle à la réalité avec les principales habitations en rouge, à droite le lieu actuel et enfin en bas, le personnage rencontré et la zone de texte. Tous les lieux à visiter ne sont pas forcément marqué en rouge et il faudra bien souvent sortir des chemins afin de trouver un personnage qui a des choses à raconter. Le déplacement se fait à partir de la carte et les actions au moyen de raccourci clavier comme souvent sur 8 bits : regarder (R), fouiller (F), interroger (I) ou même sa position (C), choix du déplacement (D)... On regrettera d'ailleurs que les coordonnées ne s'affichent pas en permanence, obligeant le joueur à sans cesse taper (C) afin de connaître sa position exacte. A certains moments et dans un lieu précis vous pourrez accomplir des actions (A) comme répondre au téléphone, écouter, ouvrir une malle... Celles-ci réclamant bien souvent un code que vous aurez trouvez après maintes recherches soit en recoupant les témoignages ou par les indices fournies. Parlons donc des indices contenus dans la boite du jeu, en tout pas moins d'une trentaine : Photo, lettre, schéma technique, partition musicale, bas de femme... Le principe même qui a fait tant connaître les "Meurtres à ...".

Le scénario est ici très étoffé et chaque personnage a ses révélations ...à prendre ou à jeter. Leur nombre est assez conséquent et nulle doute qu'il vous faudra un certains temps avant de vous repérer sur cette petite île et vous familiariser avec tous les personnages : connétable, vingtennier, seigneur autant de termes que vous ne connaissez peut-être pas encore mais que vous allez maîtriser au fur et à mesure de l'avancement de votre enquête. Je vous conseille don de faire un récapitulatif des témoignages de chacun ainsi que des horaires et lieux où ils vous sont donnés.

L'ETAC et son habitant cache bien des secrets [CPC].

Le principal défaut du jeu demeure dans la gestion du mode de déplacement car si le vélo (assez facile à trouver) permettra de vous déplacer à 16km/h, le bateau lui demeure bizarrement très lent et il vous faudra presque 1H30 pour atteindre un petit îlot : L'Etac soit 3H l'aller/retour qui pourtant ne semble se situer qu'à 2 petits km de l'embarcadère. Autant vous dire que si vous devriez réellement recueillir tous les témoignages et aller à l'Etac et chez Mr Carrington (qui habite aussi sur un îlot) c'est chose impossible en une demi-journée.

En reprenant le bateau à 19H, un test de compréhension permettra de savoir si vous avez effectivement saisie toute la trame de l'histoire.

Signalons enfin que pournir le jeu il n'est pas nécessaire de récolter l'ensemble des témoignages à chaque partie mais juste de fire quelques actions de bases. Le but étant de trouver qui a été tué et par qui ainsi que l'emplacement du trésor.

Si vous ne jugez donc pas un jeu pour ses graphismes haut en couleurs et la profusion d'effets sonores, et que vous êtes un fin limier alors jetez-vous sur "meurtres en série". Sa force étant basé essentiellement sur son scénario, les lieux et les indices réels donnant une immersion rapide et total du joueur dans l'aventure.

EN CONCLUSION

ON AIME...
+ Un vrai scénario, complexe, trop ?
+ La boite et ses vrais indices
+ Un grand jeu comme on n'en voit plus
ON AIME MOINS...
- La difficulté
- Le temps de déplacement en bateau
- Le portage fainéant sur Atari ST

Pour conclure, il se dégage de "Meurtres en série" un charme certain, il s'agit aussi un des jeu les plus abouti de Cobra Soft. Même si l'interface a plutôt mal vieilli, l'intérêt reste intact et bon nombre de joueurs aimeront se replonger dans cette aventure pour peut être enfin le finir... grâce à la solution que je vous ai spécialement préparé et avec l'aide de Dominique Pessan, programmeur de la version Oric.

REVIEW
Review [ ATARI ST ]

Hitech Productions, 1987


La version Amstrad ? non c'est bien celle de l'Atari ST. [Atari]

Si on peut se féliciter du portage de ce grand jeu sur Atari ST contrairement à son absence Amiga, la conversion n'est malheureusement qu'une pure transposition bit à bit du jeu et de ses graphismes avec au passage d'un jaune pâle à jaune vif pas du meilleur goût. Le ST disposant d'une souris de base, un menu aurait été plus approprié ainsi que la suppression des raccourcis clavier.

Au sujet des graphismes basiques de la version ST, B. Brocard répond:

Je ne sais plus. Je ne pense pas que l'on se soit vraiment posé la question de "coloriser" les images ou d'en faire une nouvelle version. Quand les versions étaient portées sur une nouvelle machine c'était souvent une autre équipe qui s'en occupait tandis que j'étais déjà en train de réaliser une nouvelle production.

Bertand Brocard, créateur de Meurtres en serie

Même si la version ST est la plus ergonomique dû principalement à la machine en elle-même, elle reste bien en deçà de ces capacités : graphismes 4 couleurs au lieu de 16, pas de musiques, de petits bips de temps en temps, Mon dieu c'est Apollo XI qui se pose, non c'est "Meurtres en Série" qui démarre.

Quelques améliorations sont tout de même à noter : l' abandon du carré autour de votre position ainsi que les déplacements et les accès disques plus rapide. à noter que certaine touche on changé par exemple "espace" permet de choisir son mode de déplacement.

A noter que le jeu n'existe pas sur Amiga ni sur C64, concernant cette absence B. Brocard nous indique:

Ces machines n'étaient pas très vendues en France, et Infogrames n'avait sans doute pas jugé que le jeu en valait la chandelle...

Bertand Brocard, créateur de Meurtres en serie
Review [ ORIC ]
Une excellente conversion et avec les couleurs cela en fait peut être la meilleure. [Oric]

En 2002, une version Oric réalisée par un fan a vu le jour. Créé par Dominique Pessan en collaboration avec Bertrand Brocard pour le magazine Oric CEO-mag, cette version comporte de nombreuses améliorations, les coordonnées GPS et aussi le personnage du lieu où le curseur se trouve sans avoir recourt au touche du clavier.

Côté graphisme c'est banco, plus de couleurs et une ambiance collant parfaitement à l'original. Le déplacement est légèrement plus lent dû aux capacités de la machine. Une excellente adaptation qui a le mérite de faire revivre ce jeu.

Review [ DOS ]
Cool du orange. [PC]

Peu de différence avec les autres versions si ce n'est la couleur des graphismes, le jaune/bleu étant remplacé par du orange/vert, bon faut pas me blêmer j'y peux rien quand même.

EN VRAC
Le saviez-vous ?
“La coupée” mesure 90m et sépare Great Sark de Little Sark.

Sercq est une petite île Anglo-Normande de 5,4 km2, située dans la Manche, très proche de Guernesey. Mais c'est aussi une seigneuries normandes du bailliage de Guernesey, État dépendant de la Couronne britannique ! On y compte environ 550 âmes.

C'est un plateau rocheux culminant à 114 m d'altitude, la côte se compose de falaises rocheuses et trois ou quatre petites plages accessibles par des escaliers escarpés. L'île se compose de deux parties distinctes communément appelées la petite et la grande Sercq. Elles sont reliées par « la Coupée », un isthme qui ne fait que 3 mètres de large dans sa partie supérieure, bordés des deux côtés par un à pic d'une centaine de mètres.

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