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Meurtres en Série

Amstrad CPC, Hitech Productions / Cobra Soft - 1987


Meurtres en Série Amstrad CPC

INFORMATIONS

Genre :

Aventure

Sortie :

1987

Editeur :

Cobra Soft

Développeur :

Hitech Productions

Langue :

Français

Autres Supports :

Atari ST, DOS, T08,

PEGI :

PEGI 7
CONCEPTION

Scénariste :

Bertrand Brocard
TELECHARGEMENT
En cours de construction
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COMMENTAIRES

A quelques encablures de Guernesey, des crimes endeuillent la petite île anglo-normande de Sercq. Légendes celtiques, chasse au trésor, fièvre de l'or , le tout en temps réel.... Cobra Soft et Bertrand Brocard signent avec "Meurtres en série" tout simplement le meilleur volet des "Meurtres ...".

Une fois de plus vous êtes envoyé pour enquêter sur une série de meurtres mais les choses se compliquent vite quand il s'agit de faire parler les habitants de cette petite île anglo-normande.... Sercq a une histoire bien chargé et votre sens de la déduction vous permettra peut-être de découvrir l' assassin et pourquoi pas le secret des moines...

Pauvre dickson, quelques mots et il a claqué [CPC].

Beaucoup de joueurs amstradiens et thomsiens doivent se souvenir certainement de ce jeu certes innovant, peu conventionnel mais aussi très difficile. C'est vrai qu'ajoud'hui l'interface peu paraître un peu austère et peu ergonomique, les graphismes en 4 couleurs un peu dépassés néanmoins le charme y est toujours et l'enquête passionne toujours autant, des personnages haut en couleurs avec des histoires qui prennent vie. Il faut dire que pour une fois on dépassait le stade de l'analyseur syntaxique habituel dans ce type de jeu sur 8 bits et chose peu commune sur Amstrad les graphismes sont en haute résolution d' où les 4 couleurs. Si vous ne jugez donc pas un jeu par ses graphismes haut en couleurs et la profusion d'effets sonores, et que vous êtes un fin limier alors jetez-vous sur "meurtres en série". Sa force étant basé essentiellement sur son scénario, les lieux et les indices réels donnant une immersion rapide et total du joueur dans l'aventure.

L' île de Sercq est le siège de cette nouvelle enquête où des crimes inexpliqués s' y produisent et vous êtes appelé comme d'habitude à la rescousse. Réalité ou fiction en tout cas cette petite île anglo-normande, derniers bastion féodale de l'europe existe vraiment et cache bien des secrets. Premières interrogations : qui a été tué et pourquoi ? Qui est le criminel et le mobile ? Mais comme souvent d'autres enquêtes viennent se mêler à la votre : on vous parle d'un secret des moines, d'un trésor, de bateaux qui se détraque près de l'etac ou de fantômes à la seigneurie... C'est sûr votre enquête ne sera pas de tout repos d'autant plus que vous devrez reprendre le ferry à 19H. Le temps joue contre vous et particulièrement dans ce jeu où même le moyen de transport utilisé vous fait gagné et perdre du temps. A noter d' ailleurs que "Meurtres en série" est un des premiers jeux d'aventure à prendre en compte cette notion de temps bien avant "Manoir de Mortevielle" et "Maupiti Island". Les jeux d'aventures étant auparavant figer dans le temps, ici les objets et les personnages d'un lieu évoluent sans cessent. Remarquons pourtant qu'aujourd'hui les jeux actuels ont abandonné ce système en revenant au principe une action débloque une autre, la notion de temps pouvant provoquer un blocage complet du joueur si ce dernier n'a pas fait une action dans un lieu à un moment précis... la frustration ultime pour tout gamers !!!

Les 3 allemands sont descendus à l'auberge [CPC].

Côté interface, l'écran est divisé en 3 zones : à gauche la carte de Sercq assez fidèle à la réalité avec les principales habitations en rouge, à droite le lieu actuel et enfin en bas, le personnage rencontré et la zone de texte. Tous les lieux à visiter ne sont pas forcément marqué en rouge et il faudra bien souvent sortir des chemins afin de trouver un personnage qui a des choses à raconter. Le déplacement se fait à partir de la carte et les actions au moyen de raccourci clavier comme souvent sur 8 bits : regarder (R), fouiller (F), interroger (I) ou même sa position (C), choix du déplacement (D)... On regrettera d'ailleurs que les coordonnées ne s'affichent pas en permanence, obligeant le joueur à sans cesse taper (C) afin de connaître sa position exacte. A certains moments et dans un lieu précis vous pourrez accomplir des actions (A) comme répondre au téléphone, écouter, ouvrir une malle... Celles-ci réclamant bien souvent un code que vous aurez trouvez après maintes recherches soit en recoupant les témoignages ou par les indices fournies. Parlons donc des indices contenus dans la boite du jeu, en tout pas moins d'une trentaine : Photo, lettre, schéma technique, partition musicale, bas de femme... Le principe même qui a fait tant connaître les "Meurtres à ...".

Le scénario est ici très étoffé et chaque personnage a ses révélations ...à prendre ou à jeter. Leur nombre est assez conséquent et nulle doute qu'il vous faudra un certains temps avant de vous repérer sur cette petite île et vous familiariser avec tous les personnages : connétable, vingtennier, seigneur autant de termes que vous ne connaissez peut-être pas encore mais que vous allez maîtriser au fur et à mesure de l'avancement de votre enquête. Je vous conseille don de faire un récapitulatif des témoignages de chacun ainsi que des horaires et lieux où ils vous sont donnés.

L'ETAC et son habitant cache bien des secrets [CPC].

Le principal défaut du jeu demeure dans la gestion du mode de déplacement car si le vélo (assez facile à trouver) permettra de vous déplacer à 16km/h, le bateau lui demeure bizarrement très lent et il vous faudra presque 1H30 pour atteindre un petit îlot : L'Etac soit 3H l'aller/retour qui pourtant ne semble se situer qu'à 2 petits km de l'embarcadère. Autant vous dire que si vous devriez réellement recueillir tous les témoignages et aller à l'Etac et chez Mr Carrington (qui habite aussi sur un îlot) c'est chose impossible en une demi-journée.

En reprenant le bateau à 19H, un test de compréhension permettra de savoir si vous avez effectivement saisie toute la trame de l'histoire.

Signalons enfin que pournir le jeu il n'est pas nécessaire de récolter l'ensemble des témoignages à chaque partie mais juste de faire quelques actions de bases. Le but étant de trouver qui a été tué et par qui ainsi que l'emplacement du trésor.

EN CONCLUSION

ON AIME...
+ Le scénario, la recherche, les vrais indices
+ Un vrai jeu de détectives comme on en voit rarement
+ La durée de vie
ON AIME MOINS...
- La difficulté
- Le temps de déplacement en bateau
- Le carré entourant le curseur sur CPC

Pour conclure, il se dégage de "Meurtres en série" un charme certain, il s'agit aussi un des jeu les plus abouti de Cobra Soft. Même si l'interface a plutôt mal vieilli, l'intérêt reste intact et bon nombre de joueurs aimeront se replonger dans cette aventure pour peut être enfin le finir... grâce à la solution que je vous ai spécialement préparé et avec l'aide de Dominique Pessan, programmeur de la version Oric.

Review sur ATARI ST

Hitech Productions, 1987


   Si on peut se féliciter du portage de ce grand jeu sur Atari ST contrairement à son absence Amiga, la conversion n'est malheureusement qu'une pure transposition bit à bit du jeu et de ses graphismes avec au passage un jaune pâle devenu jaune vif. Le ST disposant d'une souris de base, un menu aurait été plus approprié ainsi que la suppression des raccourcies clavier. Même si la version ST est la plus ergonomique dû principalement à la machine en elle-même, elle reste bien en deçà de ces capacités (graphismes 4 couleurs). Quelques améliorations sont tout de même à noter : l' abandon du carré autour de votre position ainsi que les déplacements et les accès disques plus rapide. à noter que certaine touche on changé par exemple "espace" permet de choisir son mode de déplacement.

Review sur ORIC

   En 2002, une version Oric réalisée par un fan a vu le jour. Créé par Dominique Pessan en collaboration avec Bertrand Brocard pour le magazine Oric CEO-mag, cette version comporte de nombreuses qualités comme les coordonnées permanentes et aussi le personnage du lieu où le curseur se trouve sans avoir recourt au touche du clavier. Côté graphisme plus de couleurs et une ambiance collant parfaitement à l'original. Le déplacement est légèrement plus lent dû aux capacités de la machine. Une excellente adaptation qui a le mérite de faire revivre ce jeu.

Review sur DOS
Peu de différence avec les autres versions si ce n'est la couleur des graphismes, le jaune/bleu étant remplacé par du orange/vert.
Le saviez-vous ?

Sercq, la féodale ou La naissance de "Meurtres en série"


“La coupée” mesure 90m et sépare Great Sark de Little Sark.

  B.Brocard "à cette époque la société était déjà installée à Chalon et un jour j'ai eu la visite d'une personne qui souhaitait utiliser nos compétences informatiques.
C'était un détective privé qui avait eu l'occasion de mener, inopinément, une enquête dans l'Ile de Sercq alors qu'il était en train de se rendre à Guernesey. Il avait accepté de tenter de résoudre une affaire de meurtres mais à son grand désappointement, la journée qu'il avait passé sur l'île ne lui avait pas suffit et il était assez vexé de cet échec.
Mais il s'intéressait à l'informatique et s'était dit qu'avec les éléments dont il disposait (témoignages, notes, photos, etc.) il avait sans doute la réponse sous les yeux sans pouvoir pour autant trouver le coupable.
Et il souhaitait que nous réalisions une espèce de système expert dans lequel on injecterait le contenu de ses carnets et un système de déplacement qui permettrait de vérifier les alibis des uns et des autres en simulant les déplacements sur la carte de l'île en tenant compte des différents mode de transport : à pied, en vélo voire en tracteur !
Bref de refaire après coup ce qu'il n'avait pas eu le temps de faire sur place.
Nous avons réalisé cet outil mais aussi fou que cela paraisse le client n'est jamais revenu en prendre livraison nous n'avons pas réussi à reprendre contact ! On a laissé passer un certain temps sans s'inquiéter puis il a fallu se rendre à l'évidence... et plutôt que de laisser ce travail dans un carton nous avons décidé de le rentabiliser en le publiant sous forme de jeu. Je suis allé à Sercq moi aussi, et je suis tombé sous le charme !"

Fake