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Hitech Productions / Cobra Soft - 1987

testé sur Atari ST


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INFORMATIONS

Genre :

Aventure

Sortie :

1987

Editeur :

Cobra Soft

Développeur :

Hitech Productions

Langue :

Français

Support(s) :

Amstrad CPC, Atari ST

PEGI :

7
CONCEPTION

Scénariste :


Bertrand Brocard


Programmeur :


Roland Morla [Atari ST]

Gilles Bertin [Amstrad CPC]


Graphiste :


Jean-Marc Grignon [Atari ST]

Christian Descombes [Amstrad CPC]


Musicien :


Charles Callet

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TEST

L'adaptation d'un film en jeu vidéo est une chose, mais c'est plutôt rare quand il s'agit d'un film français. Cobra Soft nous livre ici un jeu plutôt original qui vous plonge dans la vie d'un commissariat de police du 18ème arrrondissement. Dealers, prostituées, indics, tueurs feront partie de votre lot quotidien. Et comme dans le film de Claude Zidi, à vous de savoir trouver le juste milieu qui vous permettra de vous en mettre plein les fouilles et de passer incognito face aux fameux boeuf-carottes.

Vous êtes inspecteur à la Vigie Fleury, un commissariat minable dans le quartier Barbès. Votre paie d'inspecteur vous permet de vivre mais pas de vous offrir le bar PMU de vos rêves, "Le rendez-vous des trotteur", situé en face de l'hippodrome de Vincennes. Pour amasser les 200 briques nécessaires à cette acquisition, vous profitez de vos activités officielles pour arrondir vos fins de mois... mais si vous ne voulez pas vous retrouver en prison ou muter à la circulation, il faut tout de même faire le minimum...pour échapper aux terribles boeuf-carottes, la police des polices... Toute la difficulté du jeu consiste à maintenir cet équilibre précaire, d'ammaser un magot avant de démissionner.

Le Marabou est de bon conseil, quand il veut bien. [Atari ST]

Sortie en 1984, le film de Claude Zidi rapporta un certain succès en salle avec presque 6 millions d'entrée en France notamment grâce au duo Lhermitte-Noiret et son sujet un peu transgressif, tout en gardant un ton décalé, un petit côté comique certainement pas étranger au succès du film. Le jeu essaye donc de transposer cette ambiance sur micro-ordinateur... pas évident quand on y réfléchit. Cette version de "Ripoux" sur Atari ST n'est qu'une transposition de celle existante déjà depuis un an sur Amstrad CPC.

Sur l'origine du projet, Bertrand BROCARD s'explique

Le scénariste qui a travaillé avec Claude Zidi, Simon Mickaël, était lui-même un ancien flic et il connaissait bien le sujet. Il se trouvait que nous nous connaissions et par son biais j'ai pu facilement contacter Claude Zidi dont les enfants, par ailleurs, connaissaient bien les logiciels Cobra Soft... Cela a facilité la signature d'un contrat dans de très bonnes conditions.

Bertrand BROCARD, Fondateur de Cobra Soft et auteur de Ripoux

Comme souvent dans les jeux Cobrasoft et à l'image du célèbre "Meurtres en série", toute proportion gardée, un point d'honneur est mis dans l'expérience d'immersion du joueur avec des indices réelles glissés dans la boite du jeu. Ainsi vous y trouverez une gazette avec une carte du 18ème arrondissement avec le nom des rues et les personnages importants que vous rencontrerez dans le jeu, et une multitude de renseignements en tout genre. L'objectif étant d'amasser le plus d'argent, vos activités se résumeront à faire du racket de malfrats et l'intimidation. Une règle : Ne jouez pas les héros et n'utilisez jamais votre arme, vous éviterez ainsi la mise à pied.

Pour le soft, nous avons entièrement "reconstitué" le plan du XVIII° arrondissement qui sert de terrain de jeu avec un équilibre subtil dans les missions officielles qu'il faut mener pour être bien noté par ses chefs et les petits trafics à organiser pour gagner de l'argent... Rien de bien moral  ;-)

Bertrand BROCARD, Fondateur de Cobra Soft et auteur de Ripoux

Les journée commencent toujours au poste de Police du 18ème où vous pouvez parler avec le commissaire avec la touche 'K' pour lui restituer des bijoux récupérer lors d'une perquisition et faire remonter sa note administrative ou encore lui présenter sa démission lorsque vous avez ramassez les 200 bâtons pour acheter votre bar PMU.

Inutile de racketer la même personne plusieurs fois. [Atari ST]

La journée se termine à 18H et contrairement à la plupart des jeux, vous ne pouvez pas mourir dans le jeu mais seulement être indisponible pendant un certain temps, mis en arrêt maladie. Vous pouvez vous remettre de certains mauvais coups par des massages ou autres. A tout instant la touche 'O' vous permet de connaître les ordres du jour et 'R' pour savoir où l'on est. Commencez donc par faire le tour de vos indics ou aller encaisser "vos impôts" chez les commerçants ou les malfrats mais pas plus d'une fois par semaine sinon vous aurez : "Je ne vous dois rien" . Utilisez donc la touche 'P' pour parler à une personne si la discussion est difficile il faudra peut-être négocier (touche 'N') ou au mieux encaisser (touche 'E'). En fait la carte du manuel est donc indispensable pour profiter pleinement du jeu et ne pas se sentir un peu perdu tant la zone qui montre votre position est petite à l'écran, mais pourquoi donc ?? Alors que 9/10 de l'écran est disponible. Suivant le graphisme, cette zone est disposé à des endroits différents. Tout en bas de l'écran se situe le nom et la profession du personnage rencontré. L'heure a une importance primordiale puisque les personnages vont et viennent dans la ville mais beaucoup d'entre eux se retrouvent ou reviennent souvent au même endroit fort heureusement.

Les portiers ou vigiles sont difficiles à amadouer.. [Atari]

Si le déroulement du jeu reste identique à la version CPC, les graphismes de fond sont repris de la version CPC, ils ont été réalisés par Christian DESCOMBES, il a aussi fait ceux de Meurtres en Série. Pour le coup ils ont été revus, colorés et affinés sur Atari ST par Jean-Marc GRIGNON qui se fera surtout connaitre comme musicien sur la trilogie Explora d'Infomédia, avec cette petite touche de romantisme propre à Paris et la sortie du Metropolitan. Malheureusement ils sont trop peu nombreux, on peut les compter sur les doigts d'une main, un peu plus n'aurait pas été du surperflu, et quelques animations auraient été les bienvenue, enfin pour 1987 c'était le top au niveau graphisme. Dommage que les personnages n'ont pas fait l'objet d'autant d'attention et ne sont qu'une transposition pur et simple de la version Amstrad CPC. La musique est identique dans les 2 versions et côté son c'est plutôt le silence total.

Durant le jeu on a l'impression que quelques bugs apparaissent dans cette version, par exemple si vous parlez à une personne et que vous utilisez la souris, cela fait défiler les réponses possibles mais il peut arriver aussi de quitter brutalement la conversation alors que normalement seule la touche 'Q' est censé le faire. Vous vous retrouvez donc à déambuler dans Paris avec l'impossibilité de retrouver cette personne puisque l'heure est passée.

Jamais à court d'idée sur l'univers de ces créations, Bertrand BROCARD se lance dans une autre idée toujours inspiré du film (idée qu'il réitérera avec Full Metal Planet).

A la suite de cela, j'ai même créé une adaptation du logiciel en jeu de société qui a été distribuée par l'un des grands éditeurs français de l'époque.

Bertrand BROCARD, Fondateur de Cobra Soft et auteur de Ripoux

EN CONCLUSION

ON AIME...
+ Une adaptation correcte du film
ON AIME MOINS...
- Le jeu a plutôt mal vieilli
- Atari ST sous exploité

En conclusion "Ripoux" demeure un jeu original mais qui ne passionnera pas les foules, seulement quelques inconditionnels du genre et certains nostalgiques qui n'ont jamais fini le jeu et sont décidés enfin après toutes ces années à le finir. Concernant la version Atari ST, la meilleure version certes, mais assez décevante car le jeu ne tire pas pleinement partie des capacités de l'Atari, en fait la version originale sur Amstrad a bien plus de mérite. On regrettera la fenêtre minuscule du jeu réservée au déplacement dans Paris et l'absence totale de sons. A son avantage le jeu reprend bien les grandes lignes du film et vous prendrez un malin plaisir à escroquer les escrocs et malfrats, retour à l'envoyeur. C'est fort dommage car l'idée était bonne, le concept aurait pu donner un jeu super décalé mais il aurait fallu plus de temps, plus de travail.

Et comme dirait Noiret : "Allez C'asse toi ! J't'ai déjà dit d'pas traîner par ici."

REVIEW
EN VRAC
SOLUTION
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