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Emerald Software / Grandslam - 1989

testé sur Amiga


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INFORMATIONS

Genre :

Beat Em Up

Sortie :

1989

Editeur :

Grandslam

Développeur :

Emerald Software

Langue :

Anglais

Support(s) :

Amiga, Amstrad CPC, Atari ST, C64, ZX Spectrum

PEGI :

7
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TEST
Plutôt passer inaperçu dans la filmographie bien fournie d' Arnold Schwarzenegger à sa sortie en salle, le jeu est un peu à l'image du film. Un scénario d'anticipation plutôt sympa, une belle mise en scène, des gros bras en veux-tu en voilà mais le tout gâché par une réalisation à la traine et un manque de finition certain. Pourtant le film comme le jeu ne sont pas dénués d'un certain charme, un plaisir coupable, de la baston, des belles nanas qui dansent, on est comme captivé par les images et on veut en voir plus... oui on est dans les années 80, oui c'est un Schwarzy et zut on adore. Un conseil, sortez les biscottos, mettez vos méninges de côtés, soufflez et foncez, çà va chauffer.
Los Angeles 2017, le système économique s'est effondré. Les ressources sont rares. Les Etats-Unis sont sous la coupe d'un régime totalitaire qui contrôle aussi la télévision. Tous les arts, musiques et moyens de communications sont censurés. Aucune dissidence n'est tolérée, le mensonge d'état est monnaie courante. Pour contrôler les masses, un jeu pour le moins sanglant «The Running Man» fait fureur en devenant le plus show populaire de tous les temps. Le principe, des prisonniers sont lâchés dans une zone paramilitaire, et tente par tous les moyens d'échapper à des traqueurs, des sortes de gladiateurs des temps modernes. L'échec est mortel et le prix s'ils survivent, la liberté. Ce soir le show du présentateur vedette Damon Killian a choisit comme candidat peu commun, Ben Richards (Schwarzy) dit le "Boucher de Bakersfield", un ancien militaire incarcéré pour avoir refusé de participer à un massacre dont il est à présent accusé d'être l'auteur... Le show peut commencer.

THE MOVIE

Extrait du "Prix du danger" d'Yves Boisset (1983)

Largement inspiré du film français d'Yves Boisset "Le prix du Danger" sorti en 1983, interprété brillamment par Gérard Lanvin et Michel Piccoli, dont son réalisateur fera un procès à la Twentieth Century Fox pour avoir plagié le scénario, lui même adapté d'une nouvelle d'une vingtaine de page "The Prize of peril" de Robert Scheckley. Si la base du scénario est la même dans "Running Man" réalisé par Paul Michael Glaser (le Starsky de la série des années 80), le film est lui adapté d'un roman de Stephen King signé sous le pseudo Richard Bachman lui même inspiré de la nouvelle de Schekley, s'en suit un procès pour plagiat d'un côté UGC et Boisset, de l'autre le mastodonte américain la Fox. Pour se dédouaner la partie adverse accuse de complicité involontaire l’entreprise UGC qui distribue "Running Man" en France et qui s’est de facto déjà enrichit dessus. Finalement la justice tranchera. "Running Man" est bien un plagiat du "Prix Du Danger". Par la suite Boisset indiquera que les sommes qu’il toucha ont à peine couvert les frais de justice. Pour lui, il s’agissait avant tout d’une victoire morale. Le principal s'était qu’on lui reconnaisse ses droits.

Même si on peut épiloguer longtemps sur les similitudes et les différences des deux oeuvres car elles existent, comme par exemple dans le choix de l'acteur principal, pour le film français un monsieur tout le monde alors que le film U.S c'est quand même Mr. Olympia, difficile de s'identifier à ce colosse autrichien, le scénario est donc rebati autour de l'acteur et de ses performances physiques contrairement au film français, plus cérébral.

Que le spectable commence !

Malgré toutes ses cartes en main, "Running Man" ne rencontrera pas le succès escompté, 38 millions de Dollars de recettes pour un budget estimé à 27 millions hors coût marketing sachant que la même année un autre film de l'acteur "Predator" a rapporté presque 100 millions pour un budget de 15 millions. La déception est donc de mise et le film suivant "Double Détente" avec James Belushi ne fera pas mieux. Pourtant le film a eut une seconde chance grâce, comme beaucoup de film à cette époque, à l'essor des vidéos Clubs dans les années 80 et "Running Man" avait un grade culte dans les soirées pop-corn, pin-up et gros bras, sans prise de tête, pas trop loin d'un Van Damme ou d'un Chuck Norris mais pas trop près quand même.

Pourtant le film avait de réelles sources de réflexion comme "Robocop" la même année, en s'interrogeant sur la violence omiprésente dans la société mais aussi dans la "Course à l'audience". La médiatisation à outrance. La dénonciation du rôle des médias dans l'aliénation des masses et l'oppression des peuples, un thème récurrent à la science-fiction littéraire et cinématographique. Tout comme la dénonciation du cynisme dont peut faire preuve des industries du divertissement notamment quand elles sont au service d'un pouvoir autoritaire, et quoi de mieux qu'en imaginant un jeu télévisé au terme duquel les candidats doivent échapper à des tueurs lancés à leur trousses.

En fait "The Running Man" est surtout un nouveau film d'action pour Arnold Schwarzenegger alors en pleine gloire, le film se distingua notamment par une direction artistique excentrique inventant l'esthétique d'un monde futuriste. Durant sa campagne électorale pour être gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger se fit même surnommer « The Running Man » ! Pas la grosse tête l'homme au cigarre.

THE GAME

Images et voix digitalisés du film ça a son petit effet

Après une introduction qui envoie du steak comme rarement à l'époque, faite de séquences numérisées des traqueurs et d'échantillons sonores extraits du film (avec un peu de pub pour la VHS) et occupant une disquette sur Amiga. Et comme Schwarzy dans le film, vous démarrez en étant propulsé dans l'aire de jeu dans la cage façon bobsleigh. En cela le jeu de Grandslam suit de très près les scènes clés du film, c'est à dire les combats contre les traqueurs en nous déposant directement dans le vif de l'action, seule priorité rester en vie.

Les graphismes sont plutôt agréables, mélangeant digitalisations retravaillées pour les backgrounds avec sprites et premiers plans rappelant les différentes aires d'affrontement du film. Schwarzy est parfaitement reconnaissable, malheureusement ses autres accolytes du film comme la belle Amber, Weiss ou Laughlin (Yaphet Kotto plus connu sous les traits de Parker, le technicien du Nostromo dans Alien) ont complétement disparu du jeu ! Dommage. Vous voilà prévenu, vous serez seul à affronter tous les combattants envoyés par le présentateur cynique de CBS, Killian.

Comme on s'en doutait à l'image du film; il faudra affronter les traqueurs dans cinq aires de jeu dont la dernière sera la rencontre tant attendue avec le présentateur vedette du show, killian.

Et pour notre plus grand plaisir, oui ils sont tous là ou presque...

Zone 1 - La patinoire

Si on m'appelait "sous zéro" ca ne me ferait pas plaisir

Traqueur n°1/ Sub-Zero dit "le professeur Sub-Zero", excusez du peu, pas vraiment celui de Mortal Kombat ou alors en beaucoup moins bien, le hockeyeur fou de service, Killian nous dit de lui "30 morts à son actifs, l'incroyable homme des glaces, Il découpe ses ennemis en fines rondelles comme des sushis sanglants". Le méchant asiatique caricatural mélange improbable de Oddjob (Goldfinger) et Jonathan E (Rollerball). Il finira étranglé par du fils barbelés avec une réplique de Schwarzy. "Hé Killian, regarde le ton Sub-Zero, maintenant tu peux l'appeler zéro tout court !"

S'en suit alors les hommages sorte de jingle publicitaire "Vous ne le verrez plus". Oui car comme dans le film le jeu aussi aura des pauses publicitaires (Comme dans Robocop sorti la même année), une idée qui aurait pu être intéressante sauf qu'elle est complétement gâchée par le fait que vous voyez trois petites images dans un coin en bas à droite de l'écran, sans aucun lien avec l'histoire et pendant tout le jeu vous pourrrez être coupé pour ces pubs totalement inutiles.

Premier traqueur, séquence plutôt fidéle au film

La patinoire est donc la première zone que vous traversez, après avoir essayé d'échapper à un chien mal foutu (pure invention des développeurs car absent du film, peut être dans des cut-scenes ?) et qui reviendra indéfiniement vous pourrir le jeu. Et là premier obstacle et non des moindres car il faudra passer en courant un trou de banquise improbable à la maniabilité tellement foureuse que s'en est risible (regardez la vidéo tout en bas) mais surtout très énervant, enfin vous voila en face de Subzero. Crosse affuté et palet explosif, tout y est, quelques coups bien placé et le voilà à terre. Là encore vous vous rendrez compte que même la gestion des collisions est chaotique, par exemple le fait de se retourner ou de se mettre à croupi peut vous permettre d'eviter un coup alors que l'ennemi était censer vous touchez. Bon j'arrête là parce que vous allez vous dire que ce jeu est une daube alors qu'il y a quand même des bons côtés, mais passons avant à l'aire n°2.

Zone 2 - Les bas-fonds

Tout dans la finesse ce Buzzsaw

Traqueur n°2/ Buzzsaw, le maniaque à la tronçonneuse sans doute un membre de la famille de ouf dans "Massacre à la tronçonneuse" sauf qu'ici il se la joue coolos avec sa moto, pas trop agile il finira la tronconneuse dans les fesses ou ailleurs, on ne saura jamais. Le meilleur traqueur de l'an passé est finalement OUT.

Buzzsaw "Richards tu aimes cette tronconneuse, elle fait partie de moi et bientot elle fera partie de toi"
Schwarzy "Elle t'appartient alors tu peux la garder"
Plus tard, en retrouvant la belle Amber
Amber "Qu'est-ce qui est arrivé à Buzzsaw ?"
Schwarzy "Il fallait qu'il s'arrache"

Pas le plus difficile des traqueurs

Pour cet affrontement dans le jeu toujours pareil, dès votre arrivé, le chien fou vous saute dessus, puis c'est la rencontre, qui tourne un peu court car l'ennemi n'est pas des plus coriace, en chemin vous pourrez récupérer une barre de fer, à tout faire.

A noter que contrairement à Dynamo qui dispose de son buggy pour se déplacer dans le film comme dans le jeu, Buzzsaw lui n'a pas sa moto comme dans le film, en fait elle fait partie du décor. Un peu dommage.

Zone 3 - Los Angeles, "Ville Lumière"

Pourtant c'est pas une lumière ce Dynamo

Traqueur n°3/ Dynamo, le chanteur d'opérette ou plutôt de superette, fan du film Tron il a copié le costume lumineux mais on voit que c'est pas çà, et que n'est pas Disney qui veut. Il se déplace dans un Buggy futuriste faite de tole. Son arme il peut lancer des décharges électriques mortels. Joué par Erland Van Lidth De Jeude, qui était un véritable chanteur d’opéra, lutteur amateur et acteur à ses heures perdus. Malheureusement, quelques mois seulement après avoir terminé le film, il est décédé d’une insuffisance cardiaque à l’âge de 34 ans.

Dynamo "Viens dans mes bras mon amour"
Schwarzy "hé l'allumé, hé sapin de Noel"

Il finira coincé dans son Buggy avec un triste "coupé, passer la pub", Arnold décidant de lui laisser la vie, il reviendra à la fin du film, pour finir électrocuté ! bien fait !

Certains backgrounds sont digitalisés

Contrairement au film, dans le jeu, Dynamo est un ennemi coriace. Tout d'abord il lance des décharges donc même à distance il peut vous blesser, ensuite vous ne pouvez pas le toucher avec vos poings ou des coups de pieds au risque d'être electocuté. Il faudra ramasser un peu avant une brique lui lancer, la récupérer, et recommencer. Pire si Dynamo sort de l'écran il réapparaitra en buggy et vous foncera dessus, sans compter le chien avec. C'est la fête !

Zone 4 - L'usine

Quelle tête brulée ce Fireball

Traqueur n°4/ Fireball, le traqueur au lance-flamme, joué par la légende du football américain Jim Brown. Non seulement il dispose d'un lance flamme, d'une combinaision ignifugée mais en plus il se déplace en jetpack. Après que Schwarzy ait réussi à couper son alimentation en essence, et jeté une fusée éclairante, il finira comme il a vécu, dans le feu avec ces quelques mots de Schwarzy "Quelle tête brulée"

Les décors de l'usine sont un peu fouillis

Pour le jeu l'ennemi dispose effectivement d'un jetpack et il faudra la aussi l'atteindre avec une brique comme pour Dynamo chaque fois qu'il repose pieds. Mais attention car ses flammes sont comme des projectiles et traversent tout l'écran ! incroyable ces traqueurs ! Là encore avec un peu d'entrainement on y arrive, si ce n'est qu'il a toujours ce foutu clebs qui vient y mettre son grain de sel.

Captain Freedom

"Est-ce que vous êtes prêt à en baver ? Est-ce que vous êtes prêt à souffrir ?" les baloches bien fixées c'est Captain Freedom

Il y a un cinquième traqueur - Captain Freedom joué dans le film par Jesse Ventura, ancien membre de l'US Navy, ancien lutteur, (il sera même plus tard gouverneur du Minnesota ! ) et plus connu sous les trait du mercenaire Blain dans "Predator" dont il partage aussi l'affiche avec Arnold la même année que "Running Man". Dans le film, on dit de lui qu'il a été "10 fois champions du monde, le meilleur de tous les traqueurs". Seul combattant valable qui aurait eut une chance de vaincre Arnold mais son affrontement avec ce dernier sera simulé ! Un combat truqué avec une réplique numérique d'Arnold qui ne fait évidemment pas le poids. Dès lors Captain Freedom disparait complétement du film et est même absent du jeu, privant ainsi le film et le jeu d'un de ses meilleurs combattants par forfait. Quel gachi pour le film et pour le jeu.

Zone 5 - Le Studio CBS

Pour ce dernier niveau, quelques gardes vous bloqueront la route, parfois il faudra combattre trois gardes en même temps plus le chien qui vous fonce dessus ! p...tain de clebs. Et voilà enfin vos retrouvailles avec Killian, qui après quelques coups prendra place dans le bobsleigh pour finir dans le décor. 

Et voilà "THE END"

Grandslam Entertainment (anciennement Argus Press Software) n'était pas connu pour mettre en avant les développeurs de ses jeux. Néanmoins, vous trouverez quelques indices dans le tableau des high-scores; sachant qui a travaillé chez Emerald entre 1988 et 1991, on peut deviner que :

Mike est probablement le PDG, Mike Dixon. Jer, certainement le graphiste Jer O'Carroll. Dave serait le cofondateur d'Emerald Software, David Martin, anciennement de Martech. Doug? je ne sais pas. Kel pourrait être Brian Kelly. «A» pourrait être Aidan Troy. Bill est sûrement Billy Newport. Kathy ? Je ne sais pas. Mark serait l'artiste Mark Cushen. James? Je ne sais pas. Stephen est peut-être une référence à Mr. King lui-même, le maître du Macabre et l'auteur du roman "The Running Man".

Difficile de faire la part entre les développeurs ayant travaillés sur le jeu et les remerciements.

EN CONCLUSION

ON AIME...
+ Ambiance du film bien restituée
+ L'introduction avec des digitalisations du film
+ Il faut le dire de bons graphismes
+ Musiques sympa
ON AIME MOINS...
- Collisions désastreuses
- Mauvais gameplay
- Tellement injouable que s'en est énervant

En conclusion compte tenu du potentiel de la licence du film et de son acteur principal, c'est dommage que Emerald Software et Grandslam n'en ait pas fait plus pour peaufiner plus le jeu. De jolis graphismes ne font pas forcément un grand jeu, "Running Man" en est l'exemple type : mauvais gameplay, jeu frustrant, gestion des collisions desastreuses et ce foutu clebs. C'est malheureusement un peu une habitude sur les conversions des films d'Arnold : Predator, Red Heat (Vous l'aviez oublié celui là) ou Total Recall ne s'en sont pas mieu sorti.

EN VRAC
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