
A quelques encablures de Guernesey, des crimes endeuillent la petite île anglo-normande de Sercq. Légendes celtiques, chasse au trésor, fièvre de l'or , le tout en temps réel.... Cobra Soft et Bertrand Brocard signent avec "Meurtres en série" tout simplement le meilleur volet des "Meurtres ...".
Une fois de plus vous êtes envoyé pour enquêter sur une série de meurtres mais les choses se compliquent vite quand il s'agit de faire parler les habitants de cette petite île anglo-normande.... Sercq a une histoire bien chargé et votre sens de la déduction vous permettra peut-être de découvrir l' assassin et pourquoi pas le secret des moines...
"Meurtres en série" fait partie des jeux que tout joueur Amstrad ou Thomson doit se souvenir. Un jeu innovant, peu conventionnel mais aussi avec un scénario très difficile.
L' île de Sercq est le siège de cette nouvelle enquête où des crimes inexpliqués s' y produisent et vous êtes appelé comme d'habitude à la rescousse. Réalité ou fiction en tout cas cette petite île anglo-normande, derniers bastion féodale de l'europe existe vraiment et cache bien des secrets. Premières interrogations : qui a été tué et pourquoi ? Qui est le criminel et le mobile ? Mais comme souvent d'autres enquêtes viennent se mêler à la votre : on vous parle d'un secret des moines, d'un trésor, de bateaux qui se détraque près de l'etac ou de fantômes à la seigneurie... C'est sûr votre enquête ne sera pas de tout repos d'autant plus que vous devrez reprendre le ferry à 19H.
Concernant l'origine et la naissance de Meurtres en série, Bertrand Brocard, son créateur et fondateur de la société Cobrasoft nous explique
A cette époque la société était déjà installée à Chalon et un jour j'ai eu la visite d'une personne qui souhaitait utiliser nos compétences informatiques.
C'était un détective privé qui avait eu l'occasion de mener, inopinément, une enquête dans l'Ile de Sercq alors qu'il était en train de se rendre à Guernesey. Il avait accepté de tenter de résoudre une affaire de meurtres mais à son grand désappointement, la journée qu'il avait passé sur l'île ne lui avait pas suffit et il était assez vexé de cet échec.
Mais il s'intéressait à l'informatique et s'était dit qu'avec les éléments dont il disposait (témoignages, notes, photos, etc.) il avait sans doute la réponse sous les yeux sans pouvoir pour autant trouver le coupable.
Et il souhaitait que nous réalisions une espèce de système expert dans lequel on injecterait le contenu de ses carnets et un système de déplacement qui permettrait de vérifier les alibis des uns et des autres en simulant les déplacements sur la carte de l'île en tenant compte des différents mode de transport : à pied, en vélo voire en tracteur !
Bref de refaire après coup ce qu'il n'avait pas eu le temps de faire sur place.
Nous avons réalisé cet outil mais aussi fou que cela paraisse le client n'est jamais revenu en prendre livraison nous n'avons pas réussi à reprendre contact ! On a laissé passer un certain temps sans s'inquiéter puis il a fallu se rendre à l'évidence... et plutôt que de laisser ce travail dans un carton nous avons décidé de le rentabiliser en le publiant sous forme de jeu. Je suis allé à Sercq moi aussi, et je suis tombé sous le charme !"
Bertrand Brocard, créateur de Meurtres en serie
Le jeu débute à votre débarquement sur Sercq. Pour votre enquête vous avez à disposition une interface, un peu rudimentaire, austère et peu ergonomique certe, mais pour une fois avec un vrai scénario. C'est malheureuseument ce qui faisait défaut à la plupart des jeux de l'époque. Le moins que l'on puisse dire c'est que le graphisme est très sommaire, et en 4 couleurs car en haute résolution (pour l'Amstrad!). Néanmoins le charme y est toujours et l'enquête passionne toujours autant, des personnages haut en couleurs avec des histoires qui prennent vie. Il faut dire que pour une fois on dépassait le stade de l'analyseur syntaxique habituel dans ce type de jeu sur 8 bits.
Le temps joue contre vous et particulièrement dans ce jeu où même le moyen de transport utilisé vous fait gagné et perdre du temps. A noter d' ailleurs que "Meurtres en série" est un des premiers jeux d'aventure à prendre en compte cette notion de temps bien avant "Manoir de Mortevielle" et "Maupiti Island". Les jeux d'aventures étaient auparavant figer dans le temps, ici les objets et les personnages d'un lieu évoluent sans cessent. Remarquons pourtant qu'aujourd'hui pour plus de facilité, la plupart des jeux actuels ont abandonné ce système en revenant au principe une action débloque une autre, la notion de temps pouvant provoquer un blocage complet du joueur si ce dernier n'a pas fait une action dans un lieu à un moment précis... la frustration ultime pour tous gamers !!!
Le jeu est autant connu pour son scénario que pour son énorme boite, une boite en bois rempli d'indice dissiminé qui vous permette d'avancer dans l'aventure. Cobrasoft avait semble t-il trouvé la protection anti-pirate imparable. Sans ces indices impossibles d'avancer. Au sujet du réalisme de la boite, Bertrand Brocard nous a confié qu'à l'époque certaines boites avaient été malheureusement stockées dans un endroit humide, ce qui a fait pourrir le bois. Contre toute attente, les vendeurs et acheteurs ont encensé le réalisme jusqu'à simuler un pourrissement du coffret!.
Mais revenons au jeu et à son interface, l'écran est divisé en 3 zones : à gauche la carte de Sercq assez fidèle à la réalité avec les principales habitations en rouge, à droite le lieu actuel et enfin en bas, le personnage rencontré et la zone de texte. Tous les lieux à visiter ne sont pas forcément marqué en rouge et il faudra bien souvent sortir des chemins afin de trouver un personnage qui a des choses à raconter. Le déplacement se fait à partir de la carte et les actions au moyen de raccourci clavier comme souvent sur 8 bits : regarder (R), fouiller (F), interroger (I) ou même sa position (C), choix du déplacement (D)... On regrettera d'ailleurs que les coordonnées ne s'affichent pas en permanence, obligeant le joueur à sans cesse taper (C) afin de connaître sa position exacte. A certains moments et dans un lieu précis vous pourrez accomplir des actions (A) comme répondre au téléphone, écouter, ouvrir une malle... Celles-ci réclamant bien souvent un code que vous aurez trouvez après maintes recherches soit en recoupant les témoignages ou par les indices fournies. Parlons donc des indices contenus dans la boite du jeu, en tout pas moins d'une trentaine : Photo, lettre, schéma technique, partition musicale, bas de femme... Le principe même qui a fait tant connaître les "Meurtres à ...".
Le scénario est ici très étoffé et chaque personnage a ses révélations ...à prendre ou à jeter. Leur nombre est assez conséquent et nulle doute qu'il vous faudra un certains temps avant de vous repérer sur cette petite île et vous familiariser avec tous les personnages : connétable, vingtennier, seigneur autant de termes que vous ne connaissez peut-être pas encore mais que vous allez maîtriser au fur et à mesure de l'avancement de votre enquête. Je vous conseille don de faire un récapitulatif des témoignages de chacun ainsi que des horaires et lieux où ils vous sont donnés.
Le principal défaut du jeu demeure dans la gestion du mode de déplacement car si le vélo (assez facile à trouver) permettra de vous déplacer à 16km/h, le bateau lui demeure bizarrement très lent et il vous faudra presque 1H30 pour atteindre un petit îlot : L'Etac soit 3H l'aller/retour qui pourtant ne semble se situer qu'à 2 petits km de l'embarcadère. Autant vous dire que si vous devriez réellement recueillir tous les témoignages et aller à l'Etac et chez Mr Carrington (qui habite aussi sur un îlot) c'est chose impossible en une demi-journée.
En reprenant le bateau à 19H, un test de compréhension permettra de savoir si vous avez effectivement saisie toute la trame de l'histoire.
Signalons enfin que pournir le jeu il n'est pas nécessaire de récolter l'ensemble des témoignages à chaque partie mais juste de fire quelques actions de bases. Le but étant de trouver qui a été tué et par qui ainsi que l'emplacement du trésor.
Si vous ne jugez donc pas un jeu pour ses graphismes haut en couleurs et la profusion d'effets sonores, et que vous êtes un fin limier alors jetez-vous sur "meurtres en série". Sa force étant basé essentiellement sur son scénario, les lieux et les indices réels donnant une immersion rapide et total du joueur dans l'aventure.
Pour conclure, il se dégage de "Meurtres en série" un charme certain, il s'agit aussi un des jeu les plus abouti de Cobra Soft. Même si l'interface a plutôt mal vieilli, l'intérêt reste intact et bon nombre de joueurs aimeront se replonger dans cette aventure pour peut être enfin le finir... grâce à la solution que je vous ai spécialement préparé et avec l'aide de Dominique Pessan, programmeur de la version Oric.
Le bateau que j'avais pris à Guernesey venait de me déposer au port de Sercq quand le glas du clocher du village sonna 11h. Le débarcadère était désert ou presque (136, 137). L'île de Sercq n'était pas le genre de destination très prisée hors saison et ce n'était pas pour me déplaire. La brume commençait à se dissiper, elle conférait aux lieux un charme unique et étrange. Le temps semblait avoir oublié cette petite île anglo-normande, dernier bastion féodale sous l'égide d'un seigneur. Mais la beauté des lieux n'était pas aujourd'hui le motif de mon escale, peut-être son histoire le serait-elle. J'avais reçu la veille un coup de fil me demandant de venir expressément sur l'île pour une affaire d'homicide. Je n'en savais pas plus. Mon égarement me fit presque négliger cet homme mince qui s'avançait vers moi. Il s'agissait de Charles Lonjaret, en quelques mots il me demanda d'aller voir au plus vite son frère le connétable qui habite près de l'église.
Les 5 km carré de l'île n'étaient pas un obstacle pour le touriste mais aujourd'hui le temps m'était compté et je devais prendre le dernier ferry à 19h. L'île avait la particularité de n'avoir aucune voiture, il me fallait donc trouver un moyen de locomotion tout aussi rapide. Je décidai de marcher sur la route (espace « à pied sur la route »).
La providence me sourit quelques mètres plus loin avec un vélo (137, 130) sur une palissade ; Personne ne m'en tiendra rigueur si je l'empruntais pour la journée (espace « à vélo). Ce moyen, certes pratique me permettait d'aller à 16 km/h au lieu des 2 km/h à pied mais à condition de ne pas m'écarter de la route. Je remontais donc le chemin principal pour entrer dans le petit village de Sercq et enfin arriver devant l'église (93, 142) !vers 11h10. J'y déposai mon vélo (espace « à pied »). Je pris soin de noter l'endroit afin d'être sûr de le retrouver à mon retour. Comme son frère me l'avait indiqué le connétable Arthur Lonjaret (93, 141) m'y attendait. Il se montra un peu plus bavard et me fis un topo rapide de la situation. Ce matin il avait reçu un coup de fils de Mrs Simpson qui tient un bed & breakfast « la collinette ». Son locataire a découvert le cadavre de son père à « clos du puits ». Le coupable a déjà été arrêté ... dénoncé par un appel anonyme. Il était enfermé dans la prison du village. Quelles sont les preuves ou le mobile du crime ? Pour le moment je n'en saurai pas plus.
Rapidement, je repris donc mon vélo (espace « à vélo ») à l'endroit où je l'avais déposé (93, 142) pour partir voir le prisonnier. Une centaine de mètres plus loin, j'arrivai devant la bâtisse (99, 135). En voyant la petitesse de la prison, j'avais du mal à imaginer que quelqu'un puisse y être enfermé. Je laissai mon vélo pour parler avec le vingtennier. Il était déjà 11h15. George Delmare (98, 135) me reçut poliment et confirma mon sentiment « la prison n'avait pas servi depuis 20 ans ». Il se montra plus rustre pour voir le prisonnier mais se ravisa sachant que je venais de la part du connétable « Arthur ». Pauvre professeur Dickson, pris de violentes douleurs gastriques, il ne prononça que quelques mots avant d'expirer dans mes bras. « récupérez la tablette dans le coffre. La combinaison est L4...R2...L6. Le parchemin est toujours chez B...B...B » et son âme s'éleva au ciel. De quel tablette parlait-il ? Où était ce coffre ?
Par la suite vers 11h20, le vingtennier m'apprit que l'arme ayant tué Backlinger aurait été retrouvée près de Dickson. Peut être que le légiste pourra m'en apprendre plus sur les circonstances suspectes de cette mort (touche A) mais je devrais me contenter d'un rendez vous à son cabinet vers 16h. La mort du présumé criminel n'était pas pour arranger mes affaires. Il me fallait donc poursuivre mes investigations et retracer les événements amenant à ce crime.
Je décidai de me rendre au domicile de Backlinger (127, 140) et j'y arrivais vers 11h26. Il y avait eu lutte c'est sûr. Le réveil cassé indiqué 7h, vraisemblablement l'heure du crime. Une vieille photo (indice 1) a attiré mon attention, elle avait été prise pendant la seconde guerre et montrait des officiers allemands procéder à des fouilles. Un homme y été entouré Von Druben.
Dans le tiroir, je découvris une lettre (indice 14) le menaçant directement « mèles toi de ce qui te regardes ou gare à la vengeance de Damien 666».
Le diable serait-il à Sercq ?
Tout près de la maison de Backlinger, Mme Simpson tenait un Bed & Breakfast (116, 149), « la Collinette ». Elle avait comme locataire le fils de Backlinger, Dieter. C'est lui qui avait découvert le corps de son père. Bouleversé, il était ensuite parti chez les Mac Cahan.
En redescendant, je fis une halte à la capitainerie (137, 134) vers 11h39. Arthur Lonjaret avait enregistré l'arrivé d'un superbe voilier allemand vers 8h40. Non loin de là, un marin-pêcheur, Victor Gilliat (138, 127) me parla d'une histoire dont je n'ai pas tout de suite compris le sens « son bateau aurait été radarisé près de l'Etac ».
L'archéologue Dickson logeait à l'auberge (109, 122) du village. D'après la gérante Louise Mickael il n'avais pas dormi là cette nuit comme souvent depuis une semaine. Elle y hébergeait aussi les 3 allemands qui venait d'accoster le matin même. Leur patron Graf Von Druben (111, 122) était le petit fils du professeur Ludwall connu pour avoir mis en évidence un trésor sur l'île de Sercq (indice 10). Tiens tiens !!! j'avais justement retrouvé une photo de Ludwall chez Backlinger. Son employé Eva Schmidt (110, 122)me confia d'ailleurs qu'il venait y faire fortune...le doute n'était pas permis sur l'origine possible de cette possible fortune. Le dernier allemand, Karl Koment (110, 121) ne parlais malheureusement pas français ou étais ce une ruse pour éviter mes questions. La chambre de Dickson (111, 121) me révéla qu'il avait une liaison avec une certaine Cathy, un billet doux (indice 9) et un bas (indice 24) l'attestaient. Louise Mickael m'appris aussi que Dickson avait l'habitude d'aller au pub situé à quelques mètres de l'auberge.
Il était déjà 12h00 passé, je décidais d'aller au pub (115, 128). Henri Letellier, le propriétaire avait quitté 2 ans plus tôt Saint-Malo à la mort de sa femme pour s'installer à Sercq. Son fils, Johnny avait construit une cabane non loin de là du côté de Dixcart Bay (106, 104). Une bouteille de Thanatox, un puissant raticide, aurait été sorti récemment par un de ses amis Eléanor, un druide un peu fou vivant à l'Etac (82, 56). Attablée, une journaliste du nom de Suzanne Delmare (96, 124) y déjeunait, elle me fit quelques confessions sur le « secret des moines » et le passé de Backlinger. Décidément ce trésor semble intéresser beaucoup de personnes.
Je n'avais pas encore pu aller sur les lieux du crime à « clos du puits » (93, 164), peut-être un indice avait échapper aux enquêteurs.C'était le cas car j'y découvris un billet doux (indice 7) signé par une certaine Cathy. Justement il vivait là Cathy Denis. La vieille dame se sentait presque flatté de mes questions mais faisait du coup évanouir ma seule piste. Par chance, elle me confia que peut-être un certain Jean Bernel du côté de « La Grune » pourrait avoir des informations;...En l'état de mon enquête je ne pouvais laisser passer aucune piste.
Me revoici donc à nouveau sur mon vélo afin de rencontrer ce personnage, bientôt je dû abandonner mon vélo pour continuer ma route à pied. Jean Bernel (69, 195) pratiquait la pêche au bord de la côte. Il me conseilla d'aller à la seigneurie à l'heure du thé pour voir une hypothétique manifestation spectrale...les habitants de cette petite île ont décidément des croyances bien étrange.
Après avoir récupérer mon vélo, je décidai de descendre plus au sud de l'île en espérant y avoir plus de chance. Sur la route, je m'attardais sur ce vestige pieux que les sercquois appellent « la moinerie », j'y fis la connaissance de Luigi Bertini (83, 148) qui s'y réfugiait loin de la cosa nostra. Encore plus au sud, je fis la rencontre du révérend Greenhow (65, 116) non loin de « Pilcher monument ». Ce dernier s'etait fait voler sa bicyclette très tôt le matin avant de partir chez le boulanger, à son retour son vélo était revenu. Peu être un coup du jeune Letellier ?
Je décidai de partir à Little Sark. Mon enquête m'avait fait omettre de vous dire que l'île était divisé en deux parties : Great Sark au nord et Little Sark au sud, l'ensemble étant relié par un petit chemin exigu de 90 m que l'on appelle « La Coupée ». Plusieurs personnes avaient déjà périe en la traversant. Les dires était fondé car en y passant j'aperçu le corps d'un homme sur la grève (79,89). Malheureusement, je ne pouvais y accéder pour le moment. Je continuai donc mon chemin, j'irai voir plus tard le corps de la victime sans doute morte par inattention.
A l'auberge de Little Sark, l'hôtelière Elisabeth Gueret (58,66) y logeait un jeune couple : Les Marchands ainsi qu'un botaniste français : Pierre Lefebvre. Gilles Marchand (61,66) soupçonnait sa femme d'avoir une liaison avec Dickson. Un bas dans la chambre voisine (62,65) et une demi étiquette de vin mis en boulette (indice 27) avec au verso ces quelques mots « à toute à l'heure mon amour ». Cette dernière avait été retrouvée par l'hôtelière vers 7H dans le couloir, elle collait parfaitement avec celle retrouvé précédemment chez Dickson (indice 17) et confirmèrent ses dires et mes présomptions sur leur liaison. La Cathy du billet doux retrouvé à « clos du puit » était donc Catherine Marchand. Cela mettait donc Mr Marchand au rang n 1 des coupables présumés, il était qui plus est chimiste et possédait une bouteille de Cyanox.
Plus au sud, dans un hameau vivait un fermier, Jimmy Mac Cahan (63, 60). J'avais raté de peu Dieter qui lui avait rendu visite plus tôt. Il était reparti précipitamment afin de rencontrer une personne censé lui donner des informations sur la mort de son père. Il me fallait retrouver Dieter car il était le premier à avoir découvert le corps de son père , peut-être avait il remarquer quelques choses de suspect. Ma recherche me conduisit près du dolmen, le botaniste Pierre Lefebvre (69, 55) étudiait le « particularisme de la flore locale ». Il m'apprit qu'un très vieux chêne se situait près de la prison, mais Lefebvre n'avait pas croisé Dieter.
Je décidai donc de retourner à l'auberge (58,66), peut-être était-il passé ? A la place j'y reçu un appel à 14h (touche A puis « allo ») d'une ancienne connaissance Carrington, un riche un peu excentrique. Il m'invitait à lui rendre visite à « Brechou », un petit îlot tout près de Sercq pour me parler de son différent avec Backlinger. Aux dires des habitants du village, les deux hommes ne semblaient pas en très bon terme. Backlinger dénonçant les passes-droits de Carrington.
Malheureusement près de l'auberge, dans une vieille bâtisse un nouveau cadavre : Dieter...pendu (49,60). Cela ressemblait à un suicide ou est-ce une mise en scène ? sa prétendu rencontre avec un informateur l'avait sûrement conduite à un guet-apens. Je prévins rapidement Arthur Lonjaret de ma macabre découverte. Pendant ce temps, je fis la rencontre de Catherine Marchand près du dolmen (65, 54), bouleversée par la mort de Dickson...et accusant son mari de ce crime.
En remontant vers la jetée, je fis une halte vers 14h46 à l'auberge de Great Sark (109, 122), je n'avais pas encore eu le temps de prendre mon déjeuner. Pendant mon repas, Louise Mickael me raconta une histoire fort intéressante : les allemands ont mangé à midi trente quand le jeune Letellier est allé leur parlé, ils sont partis aussi vite. Faute de temps, je n'avais pas encore pu aller voir ce garçon, ces nouvelles informations me conduirent vers sa cabane (106, 104). Niant le vol du vélo du révérend, il avoua par contre sur demande d'Eleanor avoir dit aux allemands de retourner à leur bateau prétextant que c'était un certain Otto qui lui avait demandé. Il avait aussi découvert une combinaison de plongée tachée de sang près de « pilcher monument ». Curieuse prise de guerre ? Etait-ce celui de Backlinger ? Seule des analyses plus poussées me le diront.
Soudain je me rappelais les derniers mots de Dickson avant de mourir, il m'a parlé d'un code et d'un coffre. Peut-être était il simplement à la banque (111,135). Comprenant la situation le banquier Archibald Macombier m'amena devant le coffre de Dickson. Je fis donc 4 fois à gauche, 2 fois à droite puis 6 fois à gauche et miracle il s'ouvrit. A l'intérieur, une plaquette en terre cuite (indice 21) avec marqué dessus un message en grec :
" O faroussos ek tess guess exaïreïtaï »
(en français) : " L'or est extrait de la terre »
L'idée de briser la plaquette en terre me vint, encore un message en latin trouvé :
" SUB ALTA JOVIS ARBORE CAVA »
(en français) : "Creuse sous le grand arbre de Jupiter »
Le message parlais d'or sous un arbre ? oui mais où était cet arbre ? Aucune autre indication ne précisait sa position exacte ;
Vers 15h47, je fis une halte au phare (132, 148) où le gardien Allan Prevent m'appris qu'il avait vu le voilier allemand vers 8h30, il venait du nord ouest. Tout près du phare, Roland Vereche qui travaillait à la station hertzienne (101,161) me parla du piratage de la bande hertzienne sur 99.9 Mhz. Mes investigations me fit découvrir un transistor réglé sur cette bande passante dans la cabane d'Eleanor sur l'Etac avant 12h30 puis ensuite sur l'Isa Hambourg (139, 145). Mes divers recoupements me menait toujours à ce druide vivant à l'Etac...il n'était certainement pas étranger à tous ces crimes.
Bientôt 17h, il me fallait aller à la seigneurie (83, 152 ) car aux dires de Jean Bernel (69, 195) des manifestations spectrales s'y produisaient à l'heure du thé. Je ne fus pas déçu car une ombre et des bruits sourds se firent entendre. Bizarrement les bruits semblaient se répéter à intervalle régulier, je pouvais y entendre "hexactement" :
« 4554414336363636 » soit en hexadécimal « ETAC666 »
Les spectres me donnaient un signe fort et le diable était encore de la partie ;
Une bonne raison de retourner à l'église (90,141). Les vêpres étaient finis vers 17h, l'abbé Leblond, me remis un texte qu'il pensait être écrit en sanskrit (indice 6), erreur il s'agissait de notes écrites en sténo :
La traduction donnait : « Apercevoir les pyramides en approchant du Caire, rien de plus naturel. On doit s'y attendre et on s'y attend. Et cependant, on éprouve une émotion et une surprise extraordinaire. On ne saurait s'imaginer l'effet produit par cette silhouette vaporeuse d'apparence si légère, qu'elle se confond presque avec la couleur du ciel et que n'étant pas prévenu, on aurait pu ne pas s'en apercevoir... (il manque un mot à cet endroit) ces montagnes factices les monuments les plus énormes que l'homme ait élevés. Ni les années, ni les barbares n'ont eu...» Le texte s'arrête là, visiblement il ne s'agit que d'un fragment. Enigmatique, n'est-il pas ?
Au cabinet du docteur Benson (90, 131). Ses constatations recoupaient mon enquête. Backlinger était mort poignardé, Dickson d'un empoisonnement et Dieter d'une strangulation. Sur la table, je jetais discrètement un oeil sur une lettre médicale (indice 8) provenant d'un psychiatre au sujet d'un patient du docteur Benson. D'après la lettre qui ne mentionnait pas le nom, ce dernier était mentalement instable et une hospitalisation était préconisée, autre point le patient était sous Neurofix (cachet que je trouva plus tard à l'Etac). La journaliste Suzanne Delmare (96, 124) me parla du litige qui opposait Backlinger et le propriétaire de Brechou, l'américain Mr Carrington. Les habitants ne semblent pas non plus apprécier ses gardes du corps et leurs méthodes musclées.
Vers 17h31, sentant que mac Cahan ne m'avait pas tout dit, je suis retourné à sa ferme. Il m'avoua que Dieter était revenu sur l'île car son père se sentait menaçait. Il me confia aussi un parchemin que Dieter tenait de son père :
Avec un peu de réflexion, je pu vite combler la seconde partie (fournie dans la notice) assemblée cela donnait :
Ville Roussel - Fort - Seigneurie
Vieux Port - La Frégondée - Dolmen
La Moinerie - Clos Bourel - Clos du puits
La Fortune n'est pas à Little Sark
Mais on la trouvera au centre
Du TRIANGLE D'OR
Utilisons la carte d'état major fournie avec la notice du jeu et traçons les trois triangles correspondants aux trois premières lignes du message. Les différentes cartes en votre possession ainsi que celle du jeu doivent vous permettre d'affecter un nom de lieu à chaque O de la carte d'état major. Ceci étant fait, tracer les trois triangles est un jeu d'enfant.
Parmi ces trois triangles, un seul est équilatéral, ce doit être notre triangle d'or ! Que trouve-t-on pile poil au centre de celui-ci ? Le fameux Quercus giganticus dont les coordonnées (100,133) Bon sang mais c'est bien sûr ! L'arbre de Jupiter, c'est le Chêne ! ou le Quercus giganticus.
En arrivant au vieux chêne (100,133) vers 17h45, un brouhaha énorme résonna sur l'île. Plus tard j'appris qu'il s'agissait du bateau de Graf Von Druben, l'Isa Hambourg qui explosa près de la côte. Il ne me fallu pas longtemps pour faire le rapprochement entre l'émetteur retrouvés chez Backlinger, l'Isa Hambourg et le schéma retrouvés à l'Etac. Eleanor était encore derrière ces crimes qui firent périrent Von Druben, Karl Komment et Eva Schmidt. Pour l'heure me voici devant le vieil arbre et peut-être la découverte du trésor des moines. Comme un message divin, l'office de l'abbé (de 16H à 17H) résonna dans ma tête « semper cavo » . Je décidais donc de creuser « cavo ». Malheureusement, le trésor n'y était pas mais un message « j'ai trouvé le trésor avant vous, devant la cupidité des hommes, je l'ai recaché » suivit de :
UDNEM LODECH RAMDRON MDCCCXC SDE IPTSE OU DCCXXXXV SDRA YTE ET NOM
Quelle est cette langue bizarre? Dérivé du Grec ? Un croisement de Latin et de Celte ? Rien de cela, simplement un code où les mots sont écrits à l'envers et les phrases découpées au milieu des mots. Voici la traduction. Si vous aviez trouvé, chapeau !
UD NEM LOD ECH RAM DRON MDCCCXC SDE IP TSE OU DCCXXXXV DU DOLMEN MARCHE NORD 1840 PIEDS OUEST 745
SDRA Y TE ET NOM
YARDS ET MONTE
Le trésor était donc précèdemment caché à cet endroit mais avait été déplacé. La seconde partie du message m'indiquait cette fois un emplacement que je pu deviner assez facilement. Il me fallait faire vite car je devais reprendre le ferry de 19h, je partis pour le vieux moulin (58, 72). Comme indiqué par Mac Cahan, le taureau avait été rentré. Je me décidai à faire écrit dans le message « monte » ...une malle jonchée sur le sol, en l'ouvrant j' y découvris le fameux trésor tant convoité (touche A). Malchance, je n'avais pas été attentif à l'arrivée d'Eleanor, celui-ci une arme à la main, se dirigea vers moi. Ma dernière heure était arrivée. Pourtant dans un sursaut de culpabilité, à mon grand étonnement, il mit fin à ses jours.
Avant de repartir, je fis une halte à la seigneurie sachant que Charles Lonjaret devait faire son rapport au seigneur de l'île. Il avait fait développer la photo du crime de Dieter (indice 2). Un détail attira mon attention, ces pieds était bien trop haut pour qu'il puisse se pendre seul; Eleanor avait donc aussi assassiné le fils de Backlinger. Tout était clair pour moi, le meurtrier et le déroulement des crimes. J'enverrai bientôt mon rapport à Charles Lonjaret mais en attendant je devais reprendre le ferry de 19h. Une nouvelle aventure m'attend à Venise ...ahhh!! Venise !!! ...
| HEURE | LIEUX | X | Y | NOM | ENTRE | ET | N° | INDICES | ENTRE | ET | CODE |
| Etac | 82 | 56 | Eleanor gwendal | 12 | 12h30 | 3 3 15 16 18 |
Schéma émetteur 99.9 Schéma émetteur 87.4 Partition musique du jeu Caisses explosifs Dynamite |
12 12H31 12 12 |
12H30 19 19 19 |
6128 68000 |
|
| Grey house | 21 | 131 | Kurt katanga | 15 | 19 | alfred | |||||
| Grey house | 21 | 131 | J.R carrington | 15 | 19 | ||||||
| L'isa hambourg | 139 | 145 | 12 13 |
Compte de jeu de carte Billet rdv h grosselin 16h |
11 13H16 |
15 15 |
|||||
| La grève | 80 | 89 | Otto koment | 11 | Plan de l'île de Sercq | 11 | 16H08 | ||||
| La jetée | 136 | 137 | Graaf von druben 2/2 | 14h24 | 14h59 | 1 10 |
Photo guerre 39/45 Coupure journal allemand |
14H24 | 14H59 | ||
| Maison | 49 | 60 | Arthur lonjaret 2/3 | 15 | 16 | ||||||
| Maison spencer | 112 | 149 | Edward spencer | 15 | 19 | ||||||
| Téléphone | 99 | 139 | John breadlow | 11 | 13 | ||||||
| Téléphone | 98 | 138 | 5 | Rébus près de la cabine | 11 | 19 | |||||
| Location de vélos | 109 | 137 | Jack mickael | 11 | 19 | ||||||
| Hameau | 86 | 168 | Peter mickael | 11 | 19 | 23 | Diode | 13 | 19 | ||
| 11H00 | La jetée | 136 | 137 | Charles lonjaret 1/2 | 11 | 12 | |||||
| 11H02 | La capitainerie | 137 | 130 | Vélo | 11 | 19 | |||||
| 11H10 | Eglise | 93 | 141 | Arthur lonjaret 1/3 | 11 | 12 | arthur | ||||
| 11H14 | Prison | 98 | 135 | George Delmare 1/2 | 11 | 11h19 | |||||
| 11H14 | Prison | 98 | 135 | John K Dickson | 11 | 11h19 | |||||
| 11H20 | Prison | 98 | 135 | George Delmare 2/2 | 11h20 | 12 | |||||
| 11H20 | Prison | 98 | 135 | Harry benson 1/2 | 11h20 | 12 | |||||
| 11H26 | Maison backlinger | 127 | 140 | 1 | Photo guerre 39/45 | 11 | 11H15 | ||||
| 11H26 | Maison backlinger | 127 | 140 | 14 | Billet menace Damien666 | 11 | 19 | ||||
| 11H31 | Bed & breakfast | 116 | 149 | Mrs simpson | 11 | 19 | |||||
| 11H31 | Bed & breakfast | 116 | 149 | Mrs simpson | 11 | 19 | |||||
| 11H39 | La capitainerie | 137 | 134 | Charles lonjaret 2/2 | 12 | 13 | |||||
| 11H45 | La jetée | 138 | 127 | Victor gilliat | 11 | 16 | |||||
| 11H55 | Auberge great sark | 109 | 122 | Louise mickael | 11 | 14 | |||||
| 11H56 | Auberge great sark | 110 | 122 | Eva schmidt | 11 | 13 | 20 | Demi carte à jouer | 11 | 13 | |
| 11H57 | Auberge great sark | 110 | 121 | Karl koment | 11 | 13 | 19 | Bouchon noirci | 11 | 13 | |
| 11H59 | Auberge great sark | 111 | 122 | Graaf von druben 1/2 | 11 | 13 | 10 | Coupure jrnal allemand | |||
| 12H00 | Auberge great sark | 111 | 121 | Chambre dickson | 9 17 24 |
Billet de cathy marchand ½ étiquettes de vin Bas de femme |
11 11 11 |
19 19 19 |
|||
| 12H05 | Taverne | 115 | 128 | Henri letellier | 11 | 19 | Thanatox | 11 | 19 | ||
| 12H07 | Taverne | 96 | 124 | Suzanne delmare 1/2 | 11 | 16 | |||||
| 12H15 | Vieux puits | 93 | 164 | Cathy denis | 11 | 19 | 7 | Billet rdv dickson | 11 | 19 | |
| 12H44 | La côte | 69 | 195 | Jean bernel | 11 | 19 | |||||
| 13H15 | Moinerie | 83 | 148 | Luigi bertini | 11 | 19 | |||||
| 13H25 | Pilcher monument | 65 | 116 | Reverent greenhow | 11 | 19 | |||||
| 13H30 | La Coupée | 78 | 89 | Cadavre otto koment | |||||||
| 13H36 | Auberge little sark | 58 | 66 | Elisabeth gueret | 11 | 19 | 27 | Boulette de papier | 11 | 19 | |
| 13H38 | Auberge little sark | 61 | 66 | Gilles marchand | 11 | 19 | Cyanox | 11 | 19 | ||
| 13H40 | Auberge little sark | 61 | 66 | Chambre | 11 | 19 | 24 | Bas de femme | 11 | 19 | |
| 13H49 | Hameau | 63 | 60 | Jimmy mac cahan | 11 | 14 | |||||
| 13H53 | Dolmen | 69 | 55 | Pierre lefebvre | 12 | 14 | |||||
| 14H00 | Auberge little sark | 58 | 66 | Appel tél Carrington | 14 | 14 | allo | ||||
| 14H15 | Maison | 49 | 60 | Dieter pendu | 11 | 16 | |||||
| 14H28 | Dolmen | 65 | 54 | Catherine marchand | 14 | 15 | 22 | Une feuille de plastique | 14 | 15 | |
| 14H46 | Auberge great s. | 109 | 122 | Louise mickael | 14 | 19 | |||||
| 15H08 | Cabane Johnny | 106 | 104 | Johnny letellier | 14 | 17 | 25 | Coquillage+combinaison | 14 | 17 | |
| 15H32 | Banque | 111 | 135 | Archibald macomber | 14 | 16 | 21 | Plaquette en terre cuite | 14 | 16 | L4R2L6 |
| 15H37 | Patty's shop | 114 | 142 | Patricia lonjaret | 14 | 19 | |||||
| 15H47 | Phare | 132 | 148 | Allan prevent | 11 | 19 | 4 | Table des marées | 11 | 19 | |
| 16H13 | Station hertzienne | 101 | 161 | Roland vereche | 15 | 19 | |||||
| 17H00 | Seigneurie | 83 | 152 | Grande garce | 17 | 17 | etac666 | ||||
| 17H02 | Eglise | 90 | 141 | Abbé leblond | 17 | 19 | 6 | Texte en sanscrit ? | 17 | 19 | |
| 17H07 | Cabinet benson | 90 | 131 | Harry benson 2/2 | 16h24 | 19 | 8 | Lettre médicale | 16H24 | 19 | |
| 17H20 | Maison delmare | 96 | 124 | Suzanne delmare | 16 | 19 | |||||
| 17H31 | Hameau | 63 | 60 | Jimmy mac cahan | 15 | 19 | 26 | Morceau de parchemin | 15 | 19 | |
| 17H45 | Le grand chêne | 100 | 133 | Papier avec message | 11 | 19 | |||||
| 18H00 | Le moulin | 58 | 72 | Le trésor | 18 | 19 | |||||
| 18H21 | Seigneurie | 83 | 152 | Arthur lonjaret 3/3 | 18 | 19 | 2 | Photo backlinder pendu | 18 | 19 |
Depuis quelques semaines, Michael BACKLINDER se sentait menacé. Cette raison l' avait poussé à contacter son fils Dieter, vivant à Hambourg pour lui demander de venir le voir immédiatement sur Sark.
La veille du Meurtre, Michael remet à son fils le demi parchemin qu'il a trouvé et dont il avait parlé à l'archéologue américain DICKSON. Dieter, remet à son tour le parchemin à son meilleur ami sur l'île, l'agriculteur Jimmy MAC CAHAN.
Le jour du meurtre, un yacht tout feu éteint, mouille vers 6h 30 à «Havre Gosselin», mettant en émoi J.R CARRINGTON et sa troupe de gardes du corps.
Un homme en tenue de plongée, le visage camouflé par du noir de fumée, se glisse discrètement hors du bateau et nage vers la plage. Il est chargé par son patron, Hans VON DRUBEN, de récupérer par tous les moyens, le parchemin détenu par BACKLINDER. Hans Von DRUBEN est l'ancien chef des troupes nazi qui ont occupé l'île jusque en 1945 . Il est aussi le petit fils du professeur LUNDWALL , auteur, au XIXème siècle, d'une théorie sur la présence d'un trésor sur l'île de Sark. C'est un article , paru dans la presse allemande sur la thèse du Professeur DICKSON et ses récentes découvertes , qui a motivé son voyage vers Sark.
Arrivé sur la plage, l'homme, dont on saura plus tard qu'il s'agit de Otto KOMENT, se dirige à pied vers la maison du pasteur dont il dérobe le vélo vers 6h40. Il lui faut moins d'un quart d'heure pour se rendre à «Clos du puits». Peter MICHAEL, cabman, le voit d'ailleurs passer devant chez lui, un peu avant 7h. Le drame a lieu à 7h pile , Otto est chez BACKLINDER, une violente bagarre éclate. Otto est un professionnel, il tue BACKLINDER d'un coup de couteau , mais dans la bagarre, le réveil est cassé et indiquera l'heure du crime. Otto, s'attarde, car malgré une fouille en règle de la maison, il ne trouve pas le parchemin. Une vieille photographie prise pendant la guerre représentant des travaux d'excavation réalisés, à l'époque, sur Sark attire son attention, mais il la laisse sur place. Il y a eu un témoin « auditif » à la scène, c'est Eleanor GWENDALL qui, se prenant pour l'ange de l'apocalypse, qui voit tout entend tout et sait tout, a placé sur écoute, la maison de Backlinder qu'il soupçonne d'être atteint de la fièvre de l'or.
Ne voyant pas Otto revenir et craignant d'être repéré avec les premières lueurs de l'aube, le voilier lève l'ancre et se dirige vers port Masseline en contournant l'île par le nord. Allan PREVENT, gardien de phare, l'aperçoit vers 8h 30 et Charles LONJARET, enregistre son arrivée la capitainerie à 8h40 . Il est admiratif , en constatant qu'un tel bateau est mené par un équipage de seulement trois personnes.
Après les formalités d'enregistrement, l'équipage se sépare en deux. Eva SCHMIDT est chargée par Von DRUBEN d'aller récupérer Otto KOMENT. Pour cela elle réveille Jack MICHAEL vers 9 h pour lui louer un vélo avec porte bagages. Parallèlement, Les deux autres membres de l'équipage, Von DRUBEN et Karl KOMENT (jumeau de Otto) louent vers 9h25 des chambres à l'hôtel de Louise MICHAEL. Eva les rejoint vers 10 h, elle n'a pas trouvé Otto et repart à sa recherche jusqu'à 11h, heure où je frappe à la porte de sa chambre et où elle me prend pour Otto qui serait revenu par ses propres moyens.
De son côté, Dieter BACHLINDER, découvre vers 8h le corps de son père assassiné. Il rentre effondré au Bed and Breakfast de madame SIMPSON , lui annonce la nouvelle puis part chez les Mac CAHAN. En chemin, il est abordé par Otto KOMENT qui a abandonné sa combinaison de plongée trop voyante et tachée de sang, prés de Pilcher Monument et a nettoyé, à l'aide de son mouchoir, le noir camouflage qui masquait son visage. Il lui annonce qu'il a des révélations à lui faire sur la mort de son père. Un rendez-vous est pris pour 10h 30 sur Little Sark, non loin de la ferme des Mac CAHAN.
Vers 10 h. Dieter est chez les Mac CAHAN. Il y reste très peu de temps car il a rendez-vous avec la mort. En effet, Otto, persuadé que si le père n'a plus le parchemin, c'est qu'il l'a donné à son fils, est plus que jamais décidé à le récupérer. "L'interrogatoire" tourne mal, Otto étrangle Dieter et tente de dissimuler son forfait, en simulant un suicide par pendaison. C'est en analysant longuement le chiché que vous avez pris du malheureux pendu, que j'ai découverts ce qui vous chiffonnait : Le corps est trop haut, les pieds du pauvre Dieter n'auraient jamais pu atteindre le tonneau, même redressé. Otto n'emportera pas ce deuxième crime au Paradis car en retournant précipitamment vers Havre Gosselin, il fait une chute mortelle au niveau de la Coupée et termine ses jours, la nuque brisée, sur la grève.
Madame SIMPSON prévient les autorités de l'île : Arthur LONJARET, le Connétable. Peu après, celui ci reçoit un coup de fil anonyme qui dénonce le professeur DICKSON comme étant l'assassin de BACKLINDER. L'archéologue est im-médiatement arrêté par Georges DELMARE, vice Connétable, et incarcéré dans la vieille prison de l'île. Arrestation très facile car DICKSON dormait, l'arme du crime dans un sac, à côté de lui !
Mais DICKSON n'est pas coupable, et se sont ces amours adultères avec Catherine MARCHAND, touriste de passage à Sark, qui l'innocentent. Logé sur l'île à l'auberge de Louise MICHAEL, celui ci, le matin du meurtre, était levé de bonne heure puisqu'à 6h, au dire de l'hôtelière, il n'était plus dans sa chambre. En effet, il était parti « rendre visite » à sa dulcinée Catherine MARCHAND, logée avec son mari, à l'hôtellerie d'Elisabeth GUERRET à Little SARK. La boulette de papier, provenant d'une demi-étiquette de vin Mercurey trouvée par madame GUERRET prouve que DICKSON était à Little Sark entre 6h50 et 7h , justement à l'heure du crime. En effet, lors d'une inspection de sa chambre j'ai pu trouver l'autre moitié de l'étiquette Mercurey.
Cette innocence ne l'empêchera malheureusement pas de décéder en prison. D'une mort lente comme me l'a précisé le docteur BENSON à son cabinet, empoisonné par un raticide pris à forte dose. Or depuis trois jours, au dire de Louise MICHAEL, DICKSON mangeait au pub. Au pub, où, tout les midi, Eleanor GWENDALL, un habitué, mangeait en compagnie du patron , comme en a témoigné le fils de celui-ci. J'ai d'ailleurs trouvé un boite de mort au rat au pub dont Henri LETELLIER, patron du pub, m'a dit avoir oublié l'existence, chose que je veux bien croire, et qu'elle avait été ressortie par Eleanor depuis quelques jours. Je crains bien que soit « L'ange de l'apocalypse » qui ait frappé ce pauvre DICKSON.
Mais puisque nous parlons d'Eléanor, essayons de retracer sa journée.
A l'écoute de ce qui pouvait se passer chez BACKLINDER, grâce au micro qu'il y avait placé, il entend toute la scène du meurtre. De nouveaux iconoclastes sacrilèges, sont donc sur la piste du secret des moines ! Il ne faut pas les laisser faire. Convaincu qu'il est le bras vengeur de l'ange de l'apocalypse, Eléanor va, dès lors, devenir responsable d'une véritable hécatombe. Il quitte précipitamment son rocher pour se rendre au Clos du puits, chez BACKLINDER. Dans la maison sans dessus dessous, il aperçoit la vieille photographie et voit immédiatement l'avantage qu'il pourra en tirer. Sur le chemin du retour, il aperçoit le corps de Otto et reconnaît en lui l'un des nouveaux arrivant à la recherche du trésor.
Après l'avoir fouillé et dépossédé de son arme et de quelque menue monnaie, il décide de retourner sur ses pas. Il vient d'avoir l'idée machiavélique de faire accuser DICKSON, dont il ne perd pas de vue qu'il est, lui aussi, un dangereux chercheur de trésor, du meurtre de BACKLINDER. Il se rend à l'Auberge de Louise MICHAEL, qu'il sait être la résidence de DICKSON. Il se glisse subrepticement dans la chambre de ce dernier qu'il trouve dans un profond sommeil et en profite pour placer la dague de commando d'Otto dans le sac de l'archéologue. De la cabine téléphonique du centre du bourg, il passe un coup de fil anonyme à Arthur LONJARET pour dénoncer DICKSON. Lors de ce coup de fil, il laisse tomber quelques pfenigs dérobés sur le cadavre d'Otto KOMENT.
Vers midi, il retourne chez lui à l'Etac où je peux l'interroger et ou il me menace de manière à peine voilée. Puis s'en va à 12 h 30 emportant sa radio FM réglée sur 99MHz que je retrouvais lors d'une perquisition sur l'Isa Hambourg aux alentour de 14h30. Cela aurait dû me mettre la puce à l'oreille d'autant plus que je trouvais aussi sur l'Isa un message signé Otto donnant rendez-vous à l'équipage à 16h à « Havre Gosselin ». Malheureusement pour les membres de cet équipage, je n'ai pas, sur le coup, remarqué que ces éléments n'étaient pas à bord de l'Isa Hambourg lors de ma première perquisition faite vers 11H45.
Alors qu'entre temps, j'avais découvert sur la grève au niveau de la coupée le cadavre d'un homme tatoué, portant une gourmette gravée Otto ainsi qu'un plan sommaire de l'île avec un itinéraire clair menant de Havre Gosselin à clos du puits. Un mouchoir brodé aux initiales de Eva SCHMIDT l'identifiant comme quatrième membre de l'équipage et finalement comme assassin très probable de Michael BACKLINDER. Comment un homme déjà mort à midi pouvait-il avoir laissé un message entre 11h45 et 14h30 ? Malheureusement disais-je car ce faux message et ce poste de radio ne furent pas les seuls « cadeaux » que laissa Eleanor à l'équipage. Après avoir fait prévenir celui ci par le petit LETELLIER, pour une petite pièce sans valeur (car allemande), qu'il fallait rejoindre au plus vite le bateau , il plaça une charge d'explosif, dont sa cabane de l'Etac regorgeait, à bord avec un système de mise à feu à distance radio commandé. Les plans du puissant émetteur FM 99.9 Mhz que j'ai pu voir chez Eleanor, à l'Etac, me confirment, rétrospectivement que c'est effectivement ainsi que périrent Eva SCHMIDT, Karl KOMENT et Von DRUBEN. C'est la photographie dérobée chez BACKLINDER par Eleanor et remise par Johnny à l'équipage qui a convaincu celui ci de partir vers le faux rendez-vous fixé, croyaient-ils, par Otto.
Pris par le temps, je n'ai malheureusement pas pu résoudre complètement l'énigme du secret des moines. J'ai du reprendre, à 19 h, le ferry qui me ramenait vers Saint Malo. Par chance, un de mes meilleurs amis, que pour des raisons de confidentialité évidente, nous nommerons ici BB, est un expert en intelligence artificielle. Il travaille pour les services de la police scientifique du quai d'Orsay. Il a bien voulu tester son dernier logiciel expérimental de Recherche Matricielle pour la Reconstruction de Trames Criminelles avec l'ensemble des données et indices que j'ai pu recueillir sur place.
Dominique PESSAN
1. Heure de la mort de Backlinder ? 7H
2. Qui vole le vélo du pasteur ? OTTO KOMENT
3. Où trouve-t-on un pendu ? 48.180
4. Combien de morts en tout ? 8
5. Qui meurt à 16H44 ? EVA SCHMIDT/KARL KOMENT/GRAF VON DRUBEN
6. A qui est relatif l'indice *8 ? ELEANOR GWENDAL
7. En quoi est écrit l'indice *6 ? STENO
8. A quelle heure Gwendal quitte son domicile? 12H30
9. Coordonnées de la cabane de Johnny ? 123.122
10. Quel indice dans la malle ? 3
11. Quel indice chez Macomber ? 21
12. Qui vous appelle au téléphone ? J.R. CARRINGTON
13. Que vous dit le fantôme ? ETAC666
14. Combien d'indices changent de place ? 2
15. Heure de la mort de Dickson ? 11H24
16. Coordonnées du tuba ? 59.99
17. Qui a tué Backlinder ? OTTO KOMENT
18. Où a été pris l'indice *1 ? 150.75
19. Quel indice est lié à l'indice *22 ? 7
20. Que lit-on sur l'autre morceau du parchemin ? DOLMEN/PUITS/LITTLE SARK/CENTRE/OR
21. Quid ? CAVO
22. Coordonnées du trésor ? 60.163
Si on peut se féliciter du portage de ce grand jeu sur Atari ST contrairement à son absence Amiga, la conversion n'est malheureusement qu'une pure transposition bit à bit du jeu et de ses graphismes avec au passage d'un jaune pâle à jaune vif pas du meilleur goût. Le ST disposant d'une souris de base, un menu aurait été plus approprié ainsi que la suppression des raccourcis clavier.
Au sujet des graphismes assez sommaires de la version ST, Bertrand Brocard nous répond:
Bertrand Brocard, créateur de Meurtres en serie
Je ne sais plus. Je ne pense pas que l'on se soit vraiment posé la question de "coloriser" les images ou d'en faire une nouvelle version. Quand les versions étaient portées sur une nouvelle machine c'était souvent une autre équipe qui s'en occupait tandis que j'étais déjà en train de réaliser une nouvelle production.
Même si la version ST est la plus ergonomique dû principalement à la machine en elle-même, elle reste bien en deçà de ces capacités : graphismes 4 couleurs au lieu de 16, pas de musiques, de petits bips de temps en temps, Mon dieu c'est Apollo XI qui se pose, non c'est "Meurtres en Série" qui démarre.
Quelques améliorations sont tout de même à noter : l' abandon du carré autour de votre position ainsi que les déplacements et les accès disques plus rapide. à noter que certaine touche on changé par exemple "espace" permet de choisir son mode de déplacement.
A noter que le jeu n'existe pas sur Amiga ni sur C64, concernant cette absence B. Brocard nous indique:
Ces machines n'étaient pas très vendues en France, et Infogrames n'avait sans doute pas jugé que le jeu en valait la chandelle...
Bertrand Brocard
En 2002, une version Oric réalisée par un fan a vu le jour. Créé par Dominique Pessan en collaboration avec Bertrand Brocard pour le magazine Oric CEO-mag, cette version comporte de nombreuses améliorations, les coordonnées GPS et aussi le personnage du lieu où le curseur se trouve sans avoir recourt au touche du clavier.
Côté graphisme c'est banco, plus de couleurs et une ambiance collant parfaitement à l'original. Le déplacement est légèrement plus lent dû aux capacités de la machine. Une excellente adaptation qui a le mérite de faire revivre ce jeu.
Peu de différence avec les autres versions si ce n'est la couleur des graphismes, le jaune/bleu étant remplacé par du orange/vert, bon faut pas me blêmer j'y peux rien quand même.
Sercq est une petite île Anglo-Normande de 5,4 km2, située dans la Manche, très proche de Guernesey. Mais c'est aussi une seigneuries normandes du bailliage de Guernesey, État dépendant de la Couronne britannique ! On y compte environ 550 âmes.
C'est un plateau rocheux culminant à 114 m d'altitude, la côte se compose de falaises rocheuses et trois ou quatre petites plages accessibles par des escaliers escarpés. L'île se compose de deux parties distinctes communément appelées la petite et la grande Sercq. Elles sont reliées par « la Coupée », un isthme qui ne fait que 3 mètres de large dans sa partie supérieure, bordés des deux côtés par un à pic d'une centaine de mètres.



