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Gremlin Graphics - 1987

testé sur Amstrad CPC


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INFORMATIONS

Titre Alternatif :

Auf Wiedersehen Monty

Genre :

Plateforme

Sortie :

1987

Développeur :

Gremlin Graphics

Langue :

Anglais

Support(s) :

Amstrad CPC, C64, ZX Spectrum

PEGI :

7
CONCEPTION

Programmeur :


Robb Toone [Amstrad CPC]


Graphiste :


Terry Lloyd [Amstrad CPC]

Steven Kerry [Amstrad CPC]


Musicien :


Ben Daglish [Amstrad CPC]

Rob Hubbard [C64]


Auteur :


Colin Dooley

Greg Holmes

Peter Harrap

Shaun Hollingworth

Chris Kerry

DOWNLOAD
PLAYLIST
GREMLIN GRAPHICS
[1984] Wanted ! Monty Mole
[1985] Monty is innocent
[1986] Way of the Tiger, The
[1986] Monty on the Run
[1986] Jack The Nipper
[1987] Au Revoir Monty
[1988] Technocop
[1988] Motor Massacre
[1989] Switchblade
[1989] Super Scramble Simulator
[1990] Super Cars
[1990] Lotus Esprit Turbo Challenge
[1990] Impossamole
[1991] Switchblade II
[1991] Super Cars II
[1991] Lotus Turbo Challenge 2
[1991] Hero Quest
[1992] Zool
[1992] Space Crusade : The Voyage Beyond
[1992] Space Crusade
[1992] Plan 9 From Outer Space
[1992] Lotus III - The Ultimate Challenge
RECOMMANDATIONS
[1985] Goonies, The
[1990] Impossamole
[1986] Monty on the Run
MAGAZINES
Amstar #9
[mai 1987]
  • page
    53
  • Test Amstrad CPC
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TEST

Même si parfois ça semble être de simples coïncidences, c'est intéressant de voir à quel point un contexte politique ou historique peut influencer des développeurs et leur œuvre. Et si à première vue rien ne relie une petite taupe qui fait du break dance sur une musique rythmée à un grave conflit syndical britannique du milieu des années 80, l'histoire de Monty Mole offre pourtant quelques surprises.

Après s'être retrouvé en prison pour avoir voler du charbon, Monty Mole réussit à s'enfuir de sa prison. Poursuivi par la police d' Intermole, notre petite taupe décide de s'exhiler en Europe. Installée à Gibraltar, le passé ressurgit et Intermole n'est pas loin, Monty doit encore s'enfuir mais cette fois il lui faudra beaucoup d'argent car notre héro veut s'acheter l'île grecque de Montos.

Dans l'histoire de l'Amstrad il y eut d'innombrables jeux qui ont marqué les joueurs. Je suis certains que si vous avez connu cette fabuleuse machine, quelques jeux vous ont marqué plus que d'autres. Pour ma part, essentiellement les jeux d'aventure, un peu moins les jeux de plateforme, mais dans cette catégorie certains sortaient du lot comme "Au Revoir Monty" ("Auf Wiedersehen Monty") de Gremlin Graphics.

Gremlin Graphics a toujours excellé dans ses jeux ingénieux et humoristiques. On se souviendra de "Jack the Nipper" dans lequel le petit Jack doit battre le record de la méchanceté ou "Plan 9 from outer Space", basé sur le nanar cinématographique du siècle. On connait moins l'éditeur anglais sur des jeux engagés. Pourtant l'une de leur création, Monty Mole a fait la une des journaux télévisés lors des grandes grèves des mineurs britanniques de 1984-85.

Mais revenons un peu en arrière, nous sommes en Angleterre au début des années 80. Le secteur du jeu vidéo venait de traverser une grave crise en 1983, connu sous le nom du krach du jeu vidéo, principalement aux Etats-Unis, et qui avait failli couler le leader mondial américain Atari mais qui a quand même mis en faillite d'autres fabricants de jeux et de consoles vidéos.

L'engouement dans cette industrie naissante et florissante était tellement grande, faisant miroiter aux investisseurs des bénéfices exponentiels, qu'elle avait fait aussi naitre une bulle spéculative où tout était permis même vendre des jeux dont la qualité était très discutable. Aussi lorque les ventes ont commencé à baisser puis dégringoler, forcément le dénouement a été assez méchant dans le secteur. Ainsi le jeu vidéo "E.T" sur Atari 2600 dont l'achat de la license aurait couté à Atari quelques 25 millions, fût un gouffre pour la société qui évita de justesse la faillite. Ce jeu fût considéré comme le plus mauvais jeu vidéo de tous les temps, produit à 4 millions d'exemplaires, la majorité fut enterrée dans le désert du Nouveau-Mexique, faute de trouver preneur.

Ainsi en 1984, après cette grave crise, le marché européen est un peu fébril mais le système économique chez nous n'est pas du tout le même que celui au Etats-Unis, les nombreux petits jeux étaient vendus bien moins chers et souvent de meilleures qualités.

L'histoire de Monty Mole, la célèbre taupe britannique commence donc cette même année à Sheffield dans un petit magasin de micro-informatique, "Just Micro", né de l'association de deux anglais Ian Stewart et Kevin Norburn. La petite entreprise allait bientôt devenir... Gremlin Graphics.

J'ai même vendu ma maison, liquidée, et récolté les fonds pour ouvrir mon propre magasin d'informatique. Le magasin vendait essentiellement des logiciels, ca s'appelait Just Micro, à Sheffield. J'étais en contact avec des tas de gamins et d'étudiants de la région de Sheffield qui venaient au magasin, mettaient leurs démos sur les machines parce qu'on laissait les gens utiliser les machines. On discutait avec divers gamins, on parlait de leurs ambitions, etc. On avait identifié quelques individus qu'on pourrait peut être embaucher pour développer nos propres produits. L'un de ces individus était Peter Harrap, le créateur original de "Wanted : Monty Mole".

Ian Stewart, fondateur de Gremlin Graphics

Les affaires tournent plutôt bien et ils décident alors de se lancer dans la création d'un jeu vidéo, ils se penchent alors sur la création d'un jeu sur ZX Spectrum et Commodore 64, machines les plus répandues en Angleterre à cette époque.

Le petit studio de développement est installé dans un premier temps au-dessus de la boutique informatique sur Carver Street.

Sortie en 1984, "Wanted Monty Mole" sera donc le premier jeu original de la société. Créé pour Gremlin par un jeune programmeur, Peter Harrap tout juste âgé de 19 ans, dont le père travaillait dans des mines de charbon.

À l'époque, Pete était à l'université. Il était dans le piratage et la programmation dans une certaine mesure et avait écrit un programme qui avait permis de repenser et de reconstruire la ville dans "Ant Attack" de Quicksilva. Il le leur a envoyé, mais Quicksilva a refusé de l'utiliser. Nous avons donc discuté et j'ai eu l'idée d'une taupe, et nous avons décidé que ce serait un jeu de plateforme. Le père de Pete était mineur, nous avons donc décidé de mettre le jeu sous terre - une taupe peut aller au-dessus ou en dessous du sol, ce qui ajoutait de la variété au jeu.

Ian Stewart, fondateur de Gremlin Graphics

Ian Stewart, propriétaire de Just Micro et futur fondateur de Gremlin Graphics m'avait demandé de travailler sur un jeu basé sur une taupe. J'ai pensé : Les taupes, ça creuse. Et je n'aimais pas les jeux où on creusait dans le sol, mais j'aimais bien Manic Miner (ndlr : sorti 1 an plus tôt). J'ai pensé : D'accord je vais faire un jeu comme ça. Ca semble amusant. L'aspect commercial est entré ensuite en jeu parce qu'ils voulaient devenir éditeurs.

Peter Harrap, créateur de la série Monty Mole

Dans ce premier jeu, Monty souffrant d'une pénurie de charbon pour se chauffer en raison de la grève des mineurs, entre dans une mine du South Yorkshire pour voler un seau de charbon. Il finit par être pourchasser dans la mine.

Une quête noble certes mais qui se heurtera cependant aux événements sociaux de cette année. Car bien loin des questionnements de Gremlin Graphics, l'année 1984 marquera surtout l'Angleterre par les grèves des syndicats des mineurs. Et si à première vue, très peu d'éléments lient les deux événements, il se trouve que le mouvement jouera un rôle important dans le développement du jeu. Suite au projet de fermeture de 20 mines de charbon, les grèves bénéficieront d'une forte exposition médiatique, et Gremlins Graphics sautera sur l'occasion pour adapter le développement de Monty aux événements.

Ainsi, Pete Harrap proposera l'idée d'insérer dans le jeu un certain nombre de références au mouvement syndical, en allant jusqu'à introduire un des leaders syndicalistes de l'époque Arthur Scargill, en tant que dernier ennemi du jeu.

Souvent accusé d'avoir lancé la grève sans passer par un vote, celui-ci sera aussi soupçonné d'avoir accéder de manière frauduleuse à la tête de l'Union Nationale des Mineurs. Ainsi à la fin du jeu, Monty finit par refaire surface dans un château appartenant à Arthur Scargill et saisit l'occasion de "renverser le grand homme" en affrontant Arthur avec des bulletins de vote.

Au moment où il le programmait, la grève des mineurs a éclaté, nous avons donc introduit différents critères dans le programme pour se rattacher à la grève, comme les piquets volants et l'effigie d'Arthur Scargill. C'est la caricature de Scargill qui a provoqué l'embalement médiatique. Huit stations de radio, journaux nationaux et journaux télévisés nationaux ont couvert la sortie. C'était un coup de pouce utile, mais c'était aussi beaucoup de travail. C'est à partir de ce moment, nous sommes vraiment passés au stade où nous en sommes maintenant.

Ian Stewart, fondateur de Gremlin Graphics

Peter Harrap travaille sur la programmation de la version Zx Spectrum, un travail complexe dû au fait que la machine dispose de peu de mémoire.

Le jeu a été écrit sur une machine 48ko en utilisant des outils sur cette même machine 48ko. Vous devez donc l'écrire en plusieurs partie puis combiner toutes ces parties pour le tester. il était donc difficile de pouvoir faire tout cela et encore sortir le jeu en trois mois, est-ce que je pensais que ça allait être un personnage aussi populaire qu'il s'est avéré l'être ? 

Peter Harrap, créateur de la série Monty Mole

Un autre programmeur Tony Crowther travaille sur la version C64 avec un musicien appelé Ben Daglish. Cette version de "Wanted: Monty Mole" par Crowther est suffisamment différente pour être considérée comme un jeu différent. A cette époque, ce n'était pas rare qu'un même titre soit différent sur chaque machine. La version Commodore 64 utilise un scrolling contrairement à celle sur Zx Spectrum qui est à écran fixe.

Monty ne devait être qu'un simple personnage dans une aventure, mais les changements apportés au jeu, la couverture médiatique feront de lui une véritable caricature des événements. Motivés par le succès de "Wanted Monty Mole" en tant que satire sociale, l'équipe Gremlins Graphics décide d'assumer ce parti-pris dans la suite de la série.

Dans le second épisode sortie en 1985, "Monty is innocent", la taupe se retrouve emprisonnée pour avoir volé le seau de charbon et devient un simple personnage secondaire, le rôle du héros étant laissé à son meilleur ami Sam Stoat, le mystérieux rongeur masqué, déterminé à libérer Monty. Avec du temps à disposition, Monty se rend au gymnase de la prison et devient super en forme, apprenant à faire des sauts périlleux. Le jeu n'a cette fois pas était réalisé par Peter Harrap mais par Chris Kerry.

Dans "Monty On The Run" en 1986, Monty n'assume plus ses erreurs et décide de s'échapper de prison, il fuit la police et décide de s'expatrier vers l'Europe.

En 1987, avec la sortie du quatrième épisode "Au Revoir Monty", connu aussi sous le nom "Auf Wiedersehen Monty" outre-atlantique, le titre du jeu serait inspiré d'une série comique britannique "Auf Wiedersehen, Pet" qui était diffusé à cette période. Cette fois l'intrépide taupe laisse ses principes de côté. Monty est devenu un reflet du capitalisme, vénal, égoiste, il veut amasser le maximum d'oseille pour aller se dorer la pilule et siroter des cocktails sur l'île grecque de Montos où l'extradition n'existe pas. Et pour acheter Montos, des pepettes il en faut, et beaucoup. Voyageant à travers l'Europe à la recherche de suffisamment d'argent, il faudra récuperer des billets et voler des objets qui se trouvent sur son passage pour les rapporter dans un autre endroit.

Dans le screen de chargement sur Amstrad, magnifique, coloré, on y voit un Monty s'enfuyant en biplan, poursuivi par Intermole. Les policiers font usage de leurs armes, Monty lui ne semble pas armé, sa valise s'ouvre et dévoile des photos de différents pays européen, il porte un monocle à la Arsène Lupin, la référence est assumé car Monty s'apprête à parcourir l'Europe pour y voler argent et objets de valeur.

Notre héro a traversé l'Atlantique avec succès et s'est installé temporairement à Gibraltar. Cependant, les agents d'intermole ont retrouvé sa trace, et Monty doit à nouveau fuir. Le jeu débute donc à Gibraltar, au sud de l'Espagne (ndla : et qui est un territoire britannique) et tout au long de votre périple vous rencontrerez toutes sortes des pièges sournois dont l'objectif est de vous faire perdre vos précieuses vies.

Des cowboys tirant à vu, des habitants hostiles, des plates-formes électriques, des eaux étrangement colorées dans lesquelles Monty risquent de se noyer, des faisceaux de téléportation dont certains peuvent vous déposer dans un endroit mortel. Les objets à collecter sont placés dans des positions presque impossibles à atteindre, et souvent, après avoir passé des heures à essayer de les récupérer, ils s'avèrent qu'ils sont inutiles ou, pire encore, dangereux une fois ramassé. Par exemple ramasser des bouteilles de vin vous rendra ivre, Monty se met alors à aller tout seul dans une direction jusqu'à dégriser ou finir par tomber dans un piège mortel.

Le jeu est difficile, très, le connaitre par coeur est primordial car lorsque vous mourez, vous recommencez exactement à la position où vous êtes arrivé sur l'écran. Donc, si vous sautez d'un écran dans un autre et arrivez directement dans un piège, alors le programme répétera l'action jusqu'à épuisement de vos vies. Plus punitif y a pas pire.

L'argent peut être récolté de deux manières :
- soit en collectant des EuroChèques dispersés sur la carte (symbolisé par EC), il faudra ramasser TOUS les Eurochèques de chaque tableau. A noter qu'on était quand même 15 ans avant la mise en circulation des Euros.
- soit en ramassant des objets (maximum 4 à la fois) et en les déposant aux bons endroits, par exemple, au Luxembourg, ramassez le disque et Monty commencera à faire des pas endiablé de break dance ou un ballon de Foot que vous pourrez ramener à la Juventus, ou encore la Joconde doit être volée pour être déposée dans un coffre en bois en Italie, ainsi Monty réalisera leur rêve de récupérer cette peinture inestimable de Léonard de Vinci. Quand je vous disais que Gremlin Graphics ne manquait pas d'humour.

Tout en bas de l'écran, il y a un espace vide dans la zone d'affichage des objets. C'est là que l'île de Montos passera du rêve à la réalité: à mesure que l'argent s'accumule, l'île de Montos se révéle. Au total c'est 16194€ qu'il faudra accumuler pour acheter ce paradis. 

Monty est une petite créature athlétique qui peut grimper, courir et sauter et qui fait à l'occasion du break dance. Les écrans sont remplis de pièges. La réflexion est de mise car il faudra parcourir les nombreux écrans en ayant au préalable établi une stratégie pour collecter ces fameux billets et les objets, pas si simple d'accès, un plan sera aussi le bienvenue. A l'époque dans ce type de jeu quand on voulait avancer il fallait dessiner un plan sur papier quadrillé, ce fut la révélation quand j'ai découvert que chaque écran représentait une partie d'un pays et une fois assemblait il formait la carte de l'Europe !

Parfois, accomplir une tâche implique de s'envoler d'une partie de la carte à une autre, ce qui nécessite de trouver un billet d'avion et un aéroport. Pour utiliser un ticket d'avion (qui ressemble à un casque d'armure) au guichet d'un aéroport (l'aéroport ressemble à un lit !), il faudra enfoncer la touche CTRL, Monty apparaît alors dans un biplan tandis que les agents d'Intermole tente de l'interpeller. Toucher l'arrière de l'avion ennemi avec votre hélice détruit l'assaillant et vous gagnerez des points bonus.

Si on doit les versions C64 et Zx Spectrum à Peter Harrap, l'adaptation CPC a été faite par Robb Toone. On retrouve pour la partition musicale Rob Hubbard et Ben Daglish, deux personnalités bien connu sur C64/CPC. Les programmeurs n'ont pas conçu la gamemap d' "Au revoir Monty" avec une grande précision géographique, mais ont plutôt cherché à intégrer le plus de pays d'Europe occidentale dans les 80 écrans qui composent le jeu. L'Europe centrale et méridionale semble être sortie de vieux manuels géographiques de la Première Guerre mondiale: la Hongrie est remplacée par l'Autriche et la Yougoslavie, et l'Albanie est remplacée par le Royaume de Moldavie ! En tout cas, cela vaut la peine d'obtenir la couronne de Moldavie qui vaut beaucoup de points.

Économisez les billets d'avion, car si vous en manquez, vous ne pourrez plus vous déplacer depuis les différentes aéroport et ça en sera finit de Montos. Si vous vous enfoncez un peu plus en creusant dans la partie méridionale de la Grèce sans avoir assez d'argent, vous mourrerez car il n'y a aucun moyen de revenir de là, en effet vous ne devez y aller qu'une fois que vous avez ramassé assez d'argent pour acheter l'île de Montos.

Le jeu comporte néanmoins quelques problèmes sur certains éléments du décors, par exemple il peut arriver de se coincer dans la Tour Eiffel. il faudra essayer tant bien que mal à trouver la sortie dans la structure de la dame de fer sur la partie haute, difficile mais on peut y arriver.

Officiellement, la série se conclura par deux épisodes un peu plus anecdotiques : "Moley Christmas" et "Impossamole". Ici, plus question de satire, le premier étant un jeu promotionnel écrit en 1987 par le créateur orginal de la série, Peter Harrap, pour le magazine Your Sinclair. Le second jeu, "Impossamole" lui n'était plus développé par Gremlin Graphics mais par Core Design (qui avait déjà fait en 1989 "Switchblade" pour Gremlin) en mettant en scène un Super Monty.

Et si on peut officiellement parler de la mort du personnage à cette époque, il reste intéressant de noter qu'un jeu "Monty: Revenge of the Mole" a vu le jour en 2013 lors d'une compétition, dont les jurés étaient les créateurs orignaux de 1984, Peter Harrap, Tony Crowther, Ben Daglish and Ian Stewart.

J'ai ensuite quitté Gremlin. J'ai fait un jeu Monty gratuit de Noël offert avec un magazine, puis Gremlin a fait je pense un jeu de plus, impossamole, fait par les gens qui sont devenus Core Design. Ils lui ont donné des super pouvoirs et l'ont fait kidnapper par des extraterrestres !

Peter Harrap, créateur de la série Monty Mole

Gremlin est devenu quand à elle la maison d'édition de logiciels de jeu la plus prolifique du Yorkshire, lançant de grands titres tels que "Switchblade", "Lotus Turbo Esprit", "Zool", "Premier Manager" et la série "Actua Sports" au cours des décennies suivantes. La société fut racheté en 1999 par Infogrames pour être fermées en 2003. Le personnel de Gremlin a ensuite fondé des sociétés telles que Core Design, Particle Systems et Sumo Digital et beaucoup d'entre eux occupent encore aujourd'hui des postes de direction dans des sociétés de jeux du monde entier.

Enfin je vous ai mis en téléchargement une version très spéciale d' "Au Revoir Monty", non seulement c'est la version française crackée récemment mais en plus vous pouvez choisir d'activer les vies infinies mais aussi l'invunérabilité via la touche 9 du clavier numérique et avec la vidéo du walkthrough ci-dessous, merci qui ?  

EN CONCLUSION

ON AIME...
+ La qualité du jeu
+ La gamemap représentant l'Europe
+ Chaque écran est une merveille d'ingéniosité
ON AIME MOINS...
- Le vide abyssal du manuel
- Certains objets quasiment inatteignables
- Faudra bien vous accrocher pour le terminer

Pensé d'abord comme une simple mascotte, Monty Mole reste un des rares exemples de héros façonnés par son époque. Beaucoup de personnages de jeu vidéo ont été inspirés de personnes ou d'événements réels, mais rarement la caricature de l'ambition aura poussé une équipe à maltraiter ainsi son héros.

Et s'il reste évident que la volonté critique de Gremlin Graphics aura fait de Monty une caricature de son époque, on est en droit de se demander ce qu'il serait devenu sans les grèves des mineurs britanniques de 1984.

EN VRAC
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