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Paragon Programming Ltd / U.S. Gold - 1985

testé sur Amstrad CPC


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INFORMATIONS

Genre :

Réflexion

Sortie :

1985

Editeur :

U.S. Gold

Développeur :

Paragon Programming Ltd

Langue :

Anglais

Support(s) :

Amstrad CPC, Apple 2, Atari 8-bit, C64, MSX, NES, Spectrum

PEGI :

7
CONCEPTION

Programmeur :


Scott Spanburg [Amstrad CPC]


Graphiste :


Kelly Day [Amstrad CPC]

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PLAYLIST
PARAGON PROGRAMMING LTD
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TEST

Une mystérieuse carte aux trésors, un vieux phare, un passage secret menant à des souterrains, des pièges, un vieux bâteau pirate rempli de doublons d'or, une bande d'enfants pourchassés par une famille de malfrats dégénérés et maladroits, une Mama qui veille au grain ou plutôt au flouse, un géant monstrueux mais plutôt gentil ! Le jeu "The Goonies" reste à l'image de ce film naif des années 80, un peu enfantin mais attachant, de l'aventure, beaucoup de jugeottes, plein de mieveries et du bon sentiment en veux-tu en voilà dans lequel les méchants un peu gauche (comme dans Maman j'ai râté l'avion) finissent toujours par avoir la monnaie de leur pièce.

Menacé d'expulsion, une bande de copains débrouillards, les "Goonies" trouve une carte aux trésors appartenant au légendaire pirate Willy-le-Borgne. Dès lors l'espoir renaît et la bande d'amis se met en tête de retrouver le magot. Mais tout cela c'était sans compter sur la rencontre improbable et malvenue, avec une famille de gangsters-magouilleurs un peu dégénérés (et même beaucoup), les Fratelli, dirigés de main de fer par une mère cupide et indigne, la Mama, passée experte dans la fabrique de faux billets, la chasse est lancée à travers les 8 niveaux du jeu Amstrad.

THE MOVIE

Après le succès d' "Indiana jones et le Temple Maudit", Steven Spielberg a une idée, celle de transposer sa recette magique dans le monde des enfants. Pour cela il s'entoure d'un réalisateur aguerri aux films d'actions, Richard Donner (Superman, l'arme Fatale). Le résultat est devenu un film culte pour la génération des années 80 (et aussi surtout grâce à l'essor des vidéo-Club) bardé de bons sentiments, de gags éculés, d'aventure et qui sent bon les années 80, popcorn et Coca recommandé.

La bande des Goonies dans la cache des Fratelli

Le film n'échappe malheureusement pas aux clichés en commencant par la bande de gamins dont on suit les aventures, un peu marginaux, caractères bien trempés et très stéréotypé. Ainsi on y trouve le grand frère sportif "Brand", le petit gros baratineur et peureux qui mange tout le temps "Choco", le petit génie "Data" (Demi-Lune dans le "Temple Maudit"), le morveux précoce "Bagou", le meneur de la bande "Mikey" (joué par Sean Astin plus connu chez nous comme Sam Gamegie dans "Le Seigneur des Anneaux"), l'immature "Andy" et l'ingénue et amoureuse "Stef", tout cette petite bande sera mis à l'épreuve dans ce qui ressemble fort à une entrée dans le monde des adultes, représentait par une vieille carte au trésor qui les amène dans un royaume souterrain jonché de nombreux pièges jusqu'au bâteau perdu de Willy-le-Borgne du pirate légendaire du XVIIe siècle. Métaphore des difficultés qui les attendent dans la vie.

Choco "Non pas la main, j'suis trop jeune, j'veux jouer du violon!"

Le film a de réelle qualité qu'on ne perçoit pas forcément dès le premier visionnage et encore moins étant gamin. Ainsi le monde des enfants, source d'imagination, de solidarité, emprunt à se sortir des situations les plus inattendus est souvent opposé au monde peu attrayant des adultes qui ne laissent plus de place aux rêves, peu attrayant (du moins présenté tel qu'elle), emprunt à des difficultés financières et comme si cela n'était pas assez s'ajoutent souvent à d'autres diffuclutés plus personnelles. Laissés à eux même, marginalisés, les enfants doivent se débrouiller eux même et trouver la réponse à leurs problèmes. La cohésion du petit groupe d'amis se renforcera au fur et à mesure du déroulement du film, entre des dialogues et situations "très eighies" truffés d’humour, pourchassés par une famille de criminels pas très fufutes, les Fratellis plus attardés et bras cassés qu'autre chose (mention spéciale à la scène où Choco se fait attraper par les Fratelli et déballe sa vie), un monstre affreux "Sinok" (interprété par le joueur de football américain John Matuszak disparu prématurement en 1989) mais qui s'avère plutôt sympatoche, le tout accompagné de la musique de Cindy Lauper, alors au top des charts. Au final une chasse aux trésors qui nous embarque dans une escapade amusante, un brin nostalgique qui parvient à nous faire évader durant les presque 2h du film.

L'insouciance et les rêves des années 80 au placard, des films plus sombres comme "Super 8", "Summer of '84", "Cà" ou la série TV "Stranger Thing" reprendront le schéma en cassant les codes, mais en sont finalement les dignes héritiers. A noter qu'à la même époque une série tv reprenait un peu le genre bande de copains débrouillards "Les petits génies" (édité en dvd chez Elephants Films si ca vous intéresse)

THE GAME

"The Goonies" a rapporté plus de 61 millions de dollars au box-office dans les 4 mois suivant sa sortie en juin 1985. Et un film d'aventure avec des gamins, le potentiel de vente était énorme. Il n'a donc pas fallu longtemps pour qu'une adaptation en jeu informatique débarque sur Commodore 64, Amstrad CPC, Atari 800, Apple II et sur ZX Spectrum. En fait, le jeu vidéo a été publié avant la sortie du film au Royaume-Uni. Les versions restent très similaires (avec le même mode d'emploi).

Tout ancien possesseur d'un Amstrad CPC connait "The Goonies", un petit jeu développé par Scott Spanburg avec des graphismes de Kelly Day édité par US Gold. Un jeu à l'image du film bien sympathique avec une musique entrainante qui est resté graver dans notre tête, d'ailleurs pas forcément pour les meilleures raisons car cela vire à la prise de tête si on ne coupe pas le son rapidement. Le jeu est un plateforme-puzzle qui reprend le principe de la machine Rube Goldberg (machine qui réalise une tâche simple d’une manière délibérément complexe), symbolisé par les inventions du petit "Data" dans le film. Pour le jeu, vous prenez le contrôle de deux Goonies qui grâce à des actions complémentaires pourront rejoindre la sortie et passer au niveau suivant. Toute l'action est limité à un écran - donc, fondamentalement, un niveau par écran. Pas de notion de temps, ni de timer, le temps est illimité. C'est un détail assez important, car vous devrez garder un œil sur vos deux goonies pour vous assurer du bon timing et éviter qu'ils ne soient pas en passent d'être tués par exemple par une chauve-souris errante, une décompression de gaz, un ennemi qui tire.

Pour en voir la fin, il vous faudra donc venir à bout des 8 tableaux qui représentent souvent un moment clé du film. Les deux personnages peuvent courir, sauter, pousser et grimper, le bouton de la manette sert à basculer d'un Goonies à l'autre. Il y a un mode deux joueurs en simultané, chaque joueur controlant un Goonie différent, nécessite donc de bien se coordonner ensemble mai qui est au final bien plus amusant.

La prise en main est facile même s'il vous faudra un petit temps d'adaptation pour assimiler que le bouton de la manette permet de changer de perso, et oui car dans ce jeu on ne tue pas les ennemis (On n'est pas des sauvages tout de même). Le gameplay dispose d'un bon équilibre sur la difficulté pour le rendre suffisamment jouable et intéressant avec une progression constante mais le jeu reste difficile voir souvent énervant. La limitation du nombre de vie, 5 au départ sans aucun mot de passe pour recommencer au dernier niveau.

Cela n'a pas l'air comme cela aujourd'hui, mais ce jeu est devenu mythique sur CPC car il est assez addictif au même titre que d'autres jeux comme "Bruce Lee", "Gryzor" et "Au revoir Monty". Dans l'ensemble, il s'agit d'un jeu innovant,prenant qui plaira même aux personnes qui apprécient résoudre des enigmes avec un peit côté plate-forme. Contrairement au jeu sur NES "The Goonies" de 1986 ou The Goonies II de 1987 , cette version se rapproche assez du film et comprend même un niveau basé sur la fameuse scène "octopus attack" avec la pieuvre géante qui a été supprimé de la sortie en salles du film et disponible en bonus dans les éditions dvd/blu-ray, d'ailleurs malgré cette supression à la fin du film Data dit à la presse "Le moment le plus flippant c'était la pieuvre" et là on se disait mais quelle pieuvre ?.

Niveau 1 : Le restaurant du phare

Seul des gros billets verts feront sortir Mama Fratelli

Le premier niveau se déroule dans le restaurant du phare, devenu la cache de la famille de gangsters les Fratelli après avoir fait évader un des fils. La cheffe de la bande, la Mama y fabrique de la fausse monnaie. C'est un peu là que toute l'aventure commence dans le film. Votre objectif est donc de rejoindre les souterrains afin de suivre le chemin indiqué par la carte aux trésors. Problème la Mama bloque la sortie avec ces aller-retour interminable. La solution consiste à aller à l'étage, pousser la chaise jusqu'au grenier, monter et de lancer la planche à billet, une fois les billets virevolletant, la Mama sera attiré dehors pour les récupérer et vous en profiterez pour faire passer le premier Goonies, et avec un peu de réflexe le second. Assez simple pour ce premier niveau, mais pas si vite mes cocos car cela se corce rapidement dès le suivant.


Niveau 2 : Les canalisations

Tea for two and two for tea... me for you and you for me

Second niveau même principe. Cette fois vous vous retrouvez dans les souterrains remplis de canalisations de la ville : douche, Wc, arrosage tout passe par ici. En haut de l'écran une personne, décidément très maniaque, prend des douches à gogo (bonjour les factures d'eau), suivant la douche cela dégage des jets de vapeur qu'il faut éviter, tout en refermant d'autres vannes pour faire passer le second Goonies. Un parcours beaucoup plus compliqué non seulement par la chaine d'action et de permutation à faire : sauts, esquiver la vapeur, couper les vannes, mais aussi parce qu'un tireur apparait au bout d'un certain temps compliquant considérablement votre parcours. Il faudra encore plus jouer sur la complémentarité des deux personnages, et parfois savoir faire marche arrière pour réussir à s'en sortir.


Niveau 3 : Donkey Kong's like

Alice ça glisse aux pays des Goonies, attention les petits voilà Mama Fratelli

Troisième niveau, on peut le voir comme un hommage à Donkey Kong, des boulets de canon tombent et roulent en suivant un chemin tracé les menant dans un trou sans fond. Votre tâche est donc de dégager le chemin afin de rediriger chaque boulet en manipulant des leviers ouvrant et fermant des trappes, au bout de la course un système avec un marteau s'incrémentera à chaque passage réussi et finira par débloquer la sortie. Tout cela serait plutôt facile sans compter les chauve-souris qui viendront vous taquinez de temps en temps.


Niveau 4 : L'antre de Willy-le-Borgne

L'antre de Willy-le-Borgne

Quatrième niveau, l'entrée du repère secret de Willy-le-Borgne représenté dans la film par la tête de mort. Dans ce niveau un oiseau passe et dépose un oeuf, il faut récupérer rapidement les oeufs, les empiler pour construire une échelle et accéder à la sortie, cela avant que les oeufs ne deviennent rouge et éclosent. Evidemment rien n'est simple, les sorties sont démultiplées, éviter l'oiseau ou l'oeuf qui éclot sinon c'est la mort assurée, et oui encore des trappes qu'il faudra fermer pour regrouper les oeufs. Un niveau bien pensé mais difficile.


Niveau 5 : Le bassins aux souhaits

Seul des gros billets verts feront sortir Mama Fratelli

Cinquième niveau. Ce niveau ne représente rien de particulier dans le film à moins qu'il représente le passage dans le puit à souhait ou une création libre des auteurs. Premier point une des filles fait sa première apparition, étant donné la touffe de cheveux on pense à Steph. Pour le réussir, il faut passer les trois rochers puis descendre avec la naselle, enclencher un levier qui lévera un rocher qui bloque le passage dans le bassin, l'autre goonie pourra alors passer en utilisant les rondins, tout en évitant les chaudrons et comme d'habitude les chauves-souris. Le niveau est plutôt sympa avec des mécanismes assez fouillés.  


Niveau 6 : L'orgue des pirates

Seul des gros billets verts feront sortir Mama Fratelli

Sixième Niveau. Dans le film il faut que les Goonies joue quelques notes griffonnées sur la carte sur un orgue géant, une fausse note et c'est la mort assurée. Ici il s'agit d'éviter les gouttes et de se positionner au bon moment sur les plateformes qui apparaissent/disparaissent pour s'accrocher à l'échelle du bas, utiliser un Goonies pour ouvrir la grille et le second, une fois passé, pour la bloquer. Encore une fois il faut prendre le bon le rythme et la bonne coordination pour réussir l'épreuve.


Niveau 7 : La pieuvre géante

La scène octopus a été coupée du film pas du jeu.

Septième niveau. Dans le film cette séquence appelée "octopus attack" a été retiré du film avant la sortie en salle, mais pas du jeu. On peut donc penser que le jeu a été créé à partir de données post-production. Dans ce niveau la pieuvre géante bloque la sortie, il faut actionner un levier qui débloquera l'écoulement de l'eau et laissera la pieuvre à bonne distance de vous. Mais attention aux chauves souris sont encore là et en nombre (*@!% de chauves souris). 


Niveau 8 : Le bateau de Willy-le-Borgne

Mama Fratelli tient à l'or plus que tout, même plus qu'à ses fils

Dernier niveau, le bâteau pirate. Mama Fratelli n'est pas très partageuse, elle veut tout l'or pour elle seule. Pas excessivement compliqué mais encore une fois trouvé la solution pour résoudre le niveau vous amenera à de nombreux essais et forcément de recommencer tous les niveaux après épuisement des vies ! Pas étonnant que peu de personnes sont arrivés au bout de l'aventure, qui pourtant se termine en 10-15 min.

Côté bruitage c'est assez basique, de trop rares bips viendront briser le refrain musical entrainant (= énervant) mais qui a la longue vous pètera un tympan surtout après avoir recommencer de nombreuses fois la partie, un conseil « no stress », coupez le son.

Si les versions Amstrad/C64 semblent très proches avec un léger avantage pour celle Amstrad au niveau des couleurs, la version C64 est la version originale et il faut l'avouer maintenant, est bien meilleure. La version MSX est complètement différente mais connu autant de succès (si ce n'est plus). Il y eu même une suite (pas au film bien sûr) sortie en 1987 mais uniquement sur cartouche NES, un jeu qui reprend grandement la version MSX avec des graphismes plus travaillé que sur le premier jeu.

EN CONCLUSION

ON AIME...
+ Culte et drôlement prenant
+ Niveaux bien pensés sur des moments clés du film
+ Utiliser les 2 personnages pour progresser
ON AIME MOINS...
- La difficulté en générale (le niveau dans les canalisations et celui avec la tête de mort)
- Pas de système de code et tout recommencer à zéro, beurk

The Goonies est un petit jeu bien sympa, qui nous a fait passé de bon moment sur Amstrad mais qui reste trop difficile. Difficulté accru pour faire passer la pilule des huit petits tableaux composant le jeu. A réserver aux plus nostalgiques qui pourront, peut être, après toutes ces années essayer de le terminer enfin (et moi je dis bon courage !!).

EN VRAC
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