Le site des Jeux Vidéo rétro
CORE SYSTEM // ONLINE GAME DATA LOADED

ELECTRONIC ARTS

Logo de la société ELECTRONIC ARTS
INFORMATIONS
Année de création1982
NationalitéAmericain
PERSONNALITES
Jones Mark KGraphiste
JEUX
1990
Shadow Of The BeastJeu Shadow Of The Beast
Powermonger
1992
Populous II
Lotus Turbo Challenge 2
1993
Space Hulk
1994
Need for Speed, The
1996
Time Commando
HISTOIRE

Electronic Arts est un géant de l'industrie du jeu vidéo mais ses débuts étaient bien plus modestes. La société est fondée en 1982 par Trip Hawkins, ancien d’Apple, avec une idée assez neuve pour l’époque : donner aux programmeurs, graphistes et concepteurs une visibilité comparable à celle des artistes dans la musique ou le cinéma.

Cette ambition se voit dès les premières boîtes. Les jeux Electronic Arts sont présentés dans des packagings carrés, inspirés des pochettes de disques. Les développeurs sont photographiés, cités, mis en avant dans les publicités et les manuels. À une époque où beaucoup d’éditeurs cachent encore les auteurs derrière le nom de la société, EA choisit au contraire de les montrer. Le message est clair : ces jeux ne sortent pas d’une usine anonyme, ils viennent de créateurs.

Les premiers titres arrivent en 1983 sur les machines américaines comme l’Apple II, l’Atari 8-bit et le Commodore 64. Parmi eux, M.U.L.E., Archon: The Light and the Dark, Hard Hat Mack, Pinball Construction Set, Murder on the Zinderneuf ou encore One on One: Dr. J vs. Larry Bird. Le catalogue est déjà très varié : stratégie, sport, aventure, action, création de flipper. EA ne cherche pas encore à répéter une formule, mais à publier des jeux qui donnent l’impression d’explorer plusieurs directions à la fois.

M.U.L.E., développé par Dan Bunten et Ozark Softscape, résume parfaitement cette première période. Mélange de stratégie, de commerce, de gestion de ressources et de compétition entre joueurs, le jeu ne ressemble pas aux productions plus immédiates du marché. Il demande de réfléchir, négocier, anticiper, parfois trahir. C’est un jeu sec, malin, presque économique, mais il prouve qu’Electronic Arts peut publier autre chose que de simples jeux d’action.

Archon, de Free Fall Associates, propose lui aussi une idée forte : un affrontement entre pièces sur un plateau proche des échecs, mais dont les combats se règlent en action directe. Ce mélange de stratégie et d’adresse donne au jeu une identité immédiate. Dans le même esprit, Pinball Construction Set de Bill Budge marque les esprits en permettant au joueur de construire ses propres tables de flipper. Bien avant que le contenu créé par les joueurs devienne un argument moderne, EA publiait déjà un outil déguisé en jeu.

Le sport prend aussi très tôt une place importante. One on One: Dr. J vs. Larry Bird met en scène deux vraies stars du basket américain, Julius Erving et Larry Bird. Le jeu paraît simple aujourd’hui, mais l’idée d’associer directement un titre à des sportifs connus annonce déjà une partie de l’avenir d’Electronic Arts. La société comprend avant beaucoup d’autres que les noms réels, les licences et la présentation peuvent donner au sport vidéoludique un poids commercial énorme.

Au milieu des années 80, Electronic Arts devient aussi un acteur majeur de l’Amiga. Commodore lui fournit très tôt des machines et des outils, et EA accompagne fortement le lancement de l’ordinateur. La société publie des jeux, mais aussi des logiciels créatifs qui vont compter énormément pour la scène graphique. Le plus célèbre est Deluxe Paint, sorti en 1985, qui deviendra l’un des outils de dessin les plus importants de l’Amiga.

Deluxe Paint dépasse largement le cadre d’un simple programme utilitaire. Pour beaucoup de graphistes amateurs et professionnels, il devient l’atelier naturel du pixel art sur Amiga. Des sprites, des décors, des logos, des animations et parfois des pans entiers de jeux européens passeront par lui. Electronic Arts ne façonne donc pas seulement le jeu sur Amiga par ses propres titres, mais aussi par les outils que d’autres studios utiliseront pour créer les leurs.

Cette période voit également apparaître le format IFF, conçu chez Electronic Arts pour faciliter l’échange de fichiers multimédias. Sur Amiga, ce format va devenir une référence pour les images, les sons et les données graphiques. Là encore, EA joue un rôle un peu différent de celui d’un simple éditeur : la société participe à l’écosystème technique de la machine.

Sur micros 8 bits et 16 bits, Electronic Arts publie ensuite de nombreux titres marquants : The Bard’s Tale, Mail Order Monsters, Adventure Construction Set, Racing Destruction Set, Marble Madness, Skate or Die!, Starflight, Wasteland, Populous, Budokan, Indianapolis 500 ou encore The Immortal. Tous ne viennent pas des mêmes équipes, mais ils montrent la force d’EA à cette époque : repérer des studios, publier des idées fortes, donner une image cohérente à un catalogue très large.

Starflight et Wasteland montrent bien cette ambition sur micro. Le premier propose une exploration spatiale d’une ampleur rare pour l’époque, tandis que le second pose les bases d’un jeu de rôle post-apocalyptique plus adulte, plus rugueux, qui influencera durablement le genre. Electronic Arts sait alors publier des jeux capables de demander du temps, de l’attention et une vraie implication au joueur.

À la fin des années 80, le basculement vers les consoles devient inévitable. Electronic Arts, jusque-là très attaché au marché micro, comprend que la Mega Drive de Sega peut lui ouvrir un nouveau territoire. L’histoire est célèbre : EA étudie techniquement la Genesis/Mega Drive, parvient à comprendre son fonctionnement, puis négocie avec Sega un accord de licence très favorable. Résultat : l’éditeur américain arrive sur la console avec une liberté rare et des cartouches reconnaissables à leur languette jaune.

Cette arrivée sur Mega Drive va transformer Electronic Arts. L’éditeur y publie Populous, Budokan, puis surtout John Madden Football, NHL Hockey, Road Rash, Desert Strike, FIFA International Soccer ou encore Mutant League Football. La Mega Drive devient l’un des terrains privilégiés d’EA, particulièrement en Occident, où les jeux de sport, d’action et de course trouvent un public immense.

John Madden Football est l’un des titres les plus importants de cette période. La version Mega Drive de 1990 installe vraiment la série sur console et contribue à faire du football américain l’un des piliers commerciaux d’Electronic Arts. Avec sa vue de dessus, son rythme plus tactique que purement arcade et son lien avec John Madden, le jeu annonce déjà la logique des séries annuelles qui feront plus tard la fortune de l’éditeur.

La marque EA Sports apparaît au début des années 90, d’abord sous la forme Electronic Arts Sports Network. L’idée est brillante : présenter les jeux de sport comme s’ils appartenaient à une véritable chaîne sportive, avec une identité visuelle, des statistiques, une mise en scène et un ton plus proche de la télévision. Madden, NHL Hockey, PGA Tour Golf, NBA Live puis FIFA International Soccer vont poser les bases d’un modèle qui deviendra central pour Electronic Arts.

FIFA International Soccer, sorti en 1993, est particulièrement important pour l’Europe. Jusque-là, le football vidéoludique sur micros et consoles était dominé par des titres comme Kick Off ou Sensible Soccer. EA arrive avec une autre approche : présentation plus télévisuelle, licence FIFA, terrain en perspective isométrique et volonté de parler à un public mondial. La série ne détrônera pas immédiatement ses concurrents dans le cœur de tous les joueurs, mais elle ouvre une autoroute que l’éditeur ne quittera plus.

Cette période 16 bits révèle donc le vrai changement d’Electronic Arts. Au début des années 80, EA vendait presque l’idée romantique du programmeur-artiste, avec des boîtes façon albums et des jeux micro souvent originaux. Dix ans plus tard, la société devient un éditeur beaucoup plus puissant, capable de transformer le sport, les licences et les séries annuelles en machine commerciale. Le ton change, l’échelle aussi.

Il serait pourtant injuste de réduire Electronic Arts à ce qu’il deviendra plus tard. Durant les années 8 bits et 16 bits, l’éditeur joue un rôle majeur dans la reconnaissance des créateurs, le développement du jeu micro américain, la diffusion d’outils comme Deluxe Paint, l’essor de l’Amiga, puis l’installation du sport moderne sur consoles. Entre M.U.L.E., Archon, Pinball Construction Set, Wasteland, Populous, Road Rash, Desert Strike, Madden et FIFA, Electronic Arts raconte à lui seul une grande partie du passage entre le jeu vidéo artisanal des micros et l’industrie massive des années 90.

Polices
Role Police Taille Auto
Generaux
base
base
base
Listes et cards
base
base
Accueil
base
base
Textes longs
base
Fiche TEST
base
base
base
base
base
base
base
Magazines
base
base
base
base
Menu
base
base
base
base