Le site des Jeux Vidéo rétro
CORE SYSTEM // ONLINE GAME DATA LOADED

FLAIR SOFTWARE

Logo de la société FLAIR SOFTWARE
INFORMATIONS
JEUX
HISTOIRE

Flair Software fait partie de ces sociétés britanniques que l’on croise souvent dans les dernières grandes années de l’Amiga. Le nom n’a peut-être pas l’aura d’un Team17, d’un Bitmap Brothers ou d’un Gremlin, mais il reste attaché à une période très particulière : celle où les micros 16 bits cherchent encore à rivaliser avec les consoles, tandis que l’Amiga CD32 tente, un peu tard, de se faire une place dans le salon.

La société est fondée en 1990 à Newcastle upon Tyne par Colin Courtney, après la disparition de Tynesoft. Ce lien avec Tynesoft n’est pas anodin. Flair récupère une partie de cet esprit très britannique du jeu micro : des productions rapides, colorées, parfois inégales, mais pensées pour exister sur plusieurs machines à la fois. Amiga, Atari ST, Commodore 64, PC, puis Amiga CD32, Super Nintendo, Saturn ou PlayStation : Flair va essayer d’occuper le terrain, comme beaucoup d’éditeurs de cette époque.

L’un des premiers titres marquants du catalogue est Elvira: The Arcade Game, sorti en 1991. Le jeu reprend le personnage d’Elvira, déjà exploité dans des aventures plus sombres par Horrorsoft, mais l’oriente cette fois vers une formule beaucoup plus arcade. On y trouve de la plate-forme, de l’action, des décors fantastiques et cette volonté de transformer une licence horrifique en jeu plus immédiat. Le résultat n’a pas la profondeur des jeux d’aventure Elvira, mais il montre bien la direction de Flair : faire des jeux accessibles, visuels, faciles à identifier en rayon.

Flair va surtout se faire connaître auprès des joueurs Amiga avec des jeux de plates-formes très colorés. Trolls, sorti en 1992, s’inscrit dans cette vague de titres qui cherchent à répondre à l’explosion des mascottes sur consoles. Après Mario, Sonic et toute une armée de héros bondissants, chaque éditeur veut son personnage reconnaissable, son univers sucré, ses niveaux remplis d’objets à collecter. Trolls n’échappe pas à cette logique. Le jeu mise sur ses couleurs, son ambiance de jouet et son côté immédiatement grand public.

Oscar, sorti en 1993, prolonge cette approche et devient sans doute le titre le plus associé à Flair Software. Le personnage traverse des mondes inspirés du cinéma, avec des niveaux aux thèmes très marqués. Sur Amiga CD32, Oscar aura même une visibilité particulière puisqu’il sera fourni avec Diggers dans certains packs de lancement de la console. Pour beaucoup de possesseurs de CD32, c’est donc l’un des premiers jeux insérés dans la machine. Pas forcément le plus original, pas forcément le plus profond, mais un représentant assez typique de cette envie de donner à l’Amiga sa propre réponse aux jeux de plates-formes console.

Flair avait un vrai goût pour les jeux colorés, directs, faciles à comprendre. Ses titres ne cherchaient pas toujours à révolutionner leur genre, mais ils tentaient souvent d’offrir une présentation séduisante. Whizz, sorti en 1994, illustre bien cette volonté de pousser la plate-forme vers quelque chose de plus spectaculaire, avec une perspective isométrique, un personnage rapide et une réalisation pensée pour attirer l’œil. Le jeu connaîtra d’ailleurs plusieurs versions sur micros et consoles, preuve que Flair voulait dépasser le seul marché Amiga.

La société s’essaie aussi à d’autres genres : football avec Euro Soccer ou Soccer Superstars, course avec Rally Championships, action avec Turn n’ Burn, ou encore combat avec Dangerous Streets. Ce dernier est resté célèbre, mais pas vraiment pour les bonnes raisons. Édité par Flair sur Amiga, CD32 et PC, il traîne une réputation difficile, souvent cité parmi les titres les moins convaincants de la CD32. Là encore, cela raconte quelque chose de l’époque : la machine de Commodore avait besoin de jeux, vite, et tous n’étaient pas au niveau de ses ambitions.

Flair Software accompagne donc une période de transition compliquée. L’Amiga reste aimé, mais son marché s’essouffle. Le PC monte en puissance, les consoles 16 bits dominent déjà une grande partie du jeu de salon, et la CD32 arrive trop tard pour réellement changer la situation. Dans ce contexte, Flair publie beaucoup, adapte, recycle parfois, tente des mascottes, des jeux de sport, des titres arcade, avec une régularité qui force un certain respect mais aussi une qualité très variable.

Au fil des années, la société évolue et son nom se transforme. L’activité se rapproche ensuite de MicroValue, Virtual Playground puis Casual Arts, avec une orientation beaucoup plus tournée vers des productions grand public et occasionnelles. Ce parcours peut sembler éloigné des années Amiga, mais il reste cohérent avec l’histoire de Flair : chercher les marchés disponibles, suivre les supports, s’adapter aux publics plutôt que s’attacher à une seule machine ou à un seul genre.

L’héritage de Flair Software est donc moins celui d’un grand studio culte que celui d’un acteur typique du jeu micro britannique des années 90. Un nom que l’on retrouve sur des boîtes Amiga, PC ou CD32, souvent associé à des jeux colorés, accessibles, parfois attachants, parfois oubliables, mais représentatifs d’une période où les éditeurs moyens tentaient encore de suivre le rythme effréné des nouvelles machines.

Elvira: The Arcade Game, Trolls, Oscar, Whizz, Rally Championships ou Dangerous Streets racontent chacun une facette de cette histoire. Flair Software n’a pas toujours brillé par l’originalité ou la régularité, mais son nom reste lié à cette fin d’époque où l’Amiga avait encore des couleurs à afficher, des mascottes à tenter et quelques rêves de console à défendre.

Polices
Role Police Taille Auto
Generaux
base
base
base
Listes et cards
base
base
Accueil
base
base
Textes longs
base
Fiche TEST
base
base
base
base
base
base
base
Magazines
base
base
base
base
Menu
base
base
base
base